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Un atelier de trois jours sur le climat d’affaires s’est ouvert hier au palace Kempinski. L’initiative augure d’un processus participatif tourné vers l’amélioration de l’environnement des investissements en République de Djibouti

L’environnement national des affaires et des investissements constituait la thématique centrale de l’atelier qui s’est ouvert hier au palace Kempinski.

L’évènement découle d’une initiative conjointe de l’Agence nationale pour la promotion des investissements(ANPI) et du Secrétariat général du COMESA qui jouit du soutien financier de l’Union Européenne.

Placée sous le patronage du Premier ministre, M. Dileita Mohamed Dileita, la cérémonie inaugurale de cet atelier de trois jours a réuni plusieurs membres du gouvernement, des responsables du système onusien, des représentants du corps diplomatique, des élus consulaires et opérateurs du secteur privé, des hauts fonctionnaires de différents ministères sectoriels et des acteurs de la société civile.

Tout ce beau monde a écouté d’une oreille attentive la présentation du directeur de l’ANPI, M. Mahdi Darar Obsieh, sur les objectifs de cet atelier. L’assistance a également pris bonne note des propos du directeur de la division en charge de l’investissement et du développement du secteur privé au Secretaire géneral du COMESA, M. Thierry Mutombo Kalonji, de la vice-présidente de la chambre de commerce de Djibouti, Mme Magda Remon Coubèche, du représentant résident de la Commission de l’Union Européenne au pays, M. Nicolas Delcroix, du ministre de l’Economie et des Finances, M. Ilyas Moussa Dawaleh, et du Premier ministre, M. Dileita Mohamed Dileita. Tous sont montés à la tribune officielle et ont successivement pris la parole.

…La facilitation du commerce.
Le représentant officiel du COMESA a d’emblée souligné que l’instauration d’un débat constructif sur le climat djiboutien d’affaires est un acquis en soi. Tant les échanges de points de vue ou d’expériences entre les intervenants permettront de dégager des propositions susceptibles d’assurer la facilitation du commerce et la promotion des investissements en République de Djibouti.

Voilà un double objectif qui rentre dans le cadre du programme du COMESA, relatif au développement du commerce intracommunautaire, auquel Djibouti adhère selon M. Thierry Mutombo Kalonji.

Cette ambition est, d’ailleurs, la raison d’être d’un autre chantier d’envergure du COMESA. Il s’agit notamment de la zone commune d’investissements du marché commun régional dont la vocation est de drainer les investissements aussi bien étrangers que domestiques au sein de l’espace du COMESA. Autrement dit, Il est question de la création d’un espace régional dans lequel les investissements et les investisseurs circulent librement.

…Le contexte national. La vice-présidente de la chambre consulaire de Djibouti a, de son côté, brossé un tableau réaliste de l’environnement local des affaires. Mme Magda Remon Coubèche a mis en exergue les expériences tirées de son vécu professionnel de patronne d’entreprise et d’élue consulaire.

Avec ses deux casquettes, elle est amenée à mettre l’accent sur les multiples atouts de notre pays lors des différentes campagnes promotionnelles tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

N’empêche qu’elle s’est dite consciente du parcours parfois laborieux auquel les candidats à la création d'entreprise et les investisseurs sont confrontés, notamment dans le cadre des formalités d’installation.

Mieux, la lourdeur des procédures est parfois telle qu'elle peut dissuader plus d'un promoteur à aller au bout de son projet si l’on suit jusqu’au bout le fonds de la pensée de Mme Magda Remon Coubèche.

Chiffres à l’appui, seulement 3 300 sur les quelques 8 000 entités économiques en activité à Djibouti disposent d’une patente et sont référencées auprès de l’Administration et de la Chambre de Commerce.

Cette situation est aux yeux de l’élue consulaire alarmante à plus d’un titre, en ce qu’elle accentue les facteurs de précarité des petites entreprises concernées mais également et sur un autre plan, elle engendre un manque à gagner pour l’Etat.

… Des choix d’avenir.
On entendait un même son de cloche dans les propos du ministre de l’Economie et des Finances.

Fidèle en son franc-parler, M. Ilyas Moussa Dawaleh a convenu que notre arsenal juridique et institutionnel des affaires souffre encore d’insuffisances et parfois, de manque de cohérence.

« Mais la volonté et la détermination forte du Gouvernement de lever ces obstacles constituent un atout de taille et la mise en place prochaine par les autorités d’un cadre de partenariat public-privé tout comme d’un dispositif juridique de lutte contre la corruption s’inscrivent dans cette optique » a-t-il ajouté.

En clair, les pouvoirs publics ont des efforts à mener pour renforcer le climat des affaires.

Il est non moins primordial que le secteur privé djiboutien à travers la Chambre de Commerce et les différents groupements et associations privés puisse relever les défis de sa restructuration et consolidation pour se poser en interlocuteur sérieux de l’administration.

Le constat émanait du ministre Ilyas Moussa Dawaleh qui a qualifié la diversité des structures représentatives du secteur privé de signe de richesse. « Cette diversité ne peut être fructueuse que si elle est canalisée dans un cadre institutionnel existant qui mérite certainement d’être revu.

La diversité dans l’unité devrait être la devise du secteur privé djiboutien » a-t-il indiqué en substance. Le ministre de l’Economie et des Finances a par ailleurs mis en relief le souci du gouvernement de renforcer le cadre institutionnel et juridique des affaires.

Lequel est d’autant plus grand que le positionnement de Djibouti comme place régionale de référence est au centre de la stratégie de développement du pays.

Cela passe par des efforts promotionnels qui doivent comprendre, outre ceux liés à l’attraction de l’investissement privé, le développement, l’amélioration de la qualité et de réduction des coûts des transports, des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et de l’énergie.

Le ministre de l’Economie et des Finances s’est dit convaincu que le présent atelier sur le climat des affaires sera le point de départ d’un vaste chantier de réformes qui impliquera aussi bien le secteur public que le secteur privé djiboutien dans cette dynamique. …Une volonté politique manifeste.

On retrouvait hier une logique similaire dans le discours du Premier ministre. M. Dileita Mohamed Dileita a martelé du haut de la tribune officielle que l’amélioration du climat des affaires est une priorité centrale de la feuille de route du gouvernement dans la promotion du secteur privé et du développement économique.

L’heure est donc venue, a dit le Premier ministre, de faire le point sur les réalisations déjà effectuées dans les différents domaines et d’identifier les contraintes majeures qui ont bloqué l’atteinte des résultats fiables dans les différents secteurs afin de prendre de nouvelles décisions qui vont nous permettre d’aboutir aux meilleurs résultats à partir de cette année 2012.

Toutefois, M. Dileita Mohamed Dileita n’a pas manqué de réaffirmer l’impact positif des réformes entreprises sur l’activité économique.

Cependant, le décideur politique a énuméré une série d’actions qui demeurent en chantier telles que l’opération pleine d’un guichet unique, digne de son nom, l’établissement d’un cadre réglementaire des PME, l’accès au financement avec l’élargissement des lignes de crédit, le renforcement des capacités de l’Agence d’investissements, l’instauration d’un dialogue public-privé pour aplanir les difficultés inhérentes au développement du secteur privé.

Bref, le Premier ministre a exhorté l’ensemble des acteurs du secteur de s’impliquer dans le processus participatif à travers cet atelier et d’accompagner les efforts du gouvernement tournés vers l’amélioration du climat des investissement

 

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