REPUBLIQUE DE DJIBOUTI
PÔLE
UNIVERSITAIRE
DE DJIBOUTI
Établissement
d'Enseignement Supérieur
_______________________________________________________________________________
INSTITUT SUPERIEUR
DES AFFAIRES DE
DJIBOUTI
Collection
"Études de métiers"
FRUITS &
LEGUMES
- SOMMAIRE -
|
I.
DEFINITION DE LA PROFESSION
................................................ A) Activités B) Aptitudes II.
LE MARCHE
.................................................................................. A) La demande 1. Les produits demandés 2. L'achat des fruits et légumes 3. Typologie de la clientèle B) L'offre 1. Typologie des entreprises 2. Prix pratiqués et
provenance des produits 3. La concurrence III.
LES MOYENS DE PRODUCTION
................................................ A) Ressources humaines B) Locaux, équipements et
mise de fonds initiale C) Fournisseurs IV.
EXPLOITATION
........................................................................... A) Chiffre d'affaires B) Charges V.
REGLEMENTATION
..................................................................... A) Réglementation d'hygiène
et de voirie B) Réglementation
commerciale C) Fiscalité VI.
LE MILIEU PROFESSIONNEL
..................................................... A) Tutelle B) Organisation de la
profession C) Formation CONCLUSION
.................................................................................. |
Page
3 Page
4 Page
11 Page
12 Page
13 Page
14 Page
15 |
I. DÉFINITION DE LA PROFESSION
A) Activité
Tout
commerçant en fruits et légumes frais ne se limite pas à la vente, le vendeur
assume tout un ensemble de tâches annexes, telles que :
• L'approvisionnement : Il sélectionne les fournisseurs pour réaliser
les achats au meilleur rapport qualité / prix. Il veille au respect des délais
de livraison, à la qualité et la quantité des produits livrés : à la réception
des commandes, il vérifie l'état de la marchandise et la conformité des
documents comptables.
• Le stockage : La marchandise enregistrée, il s'occupe de la
conservation des fruits et légumes, denrées périssables, de la manutention,
du rangement en réserve.
• L'assortiment des
rayons ou vitrines : Le commerçant
présente les produits de manière attrayante afin d'inciter le consommateur à
acheter. Quotidiennement, tout commerçant assure le rangement et le nettoyage
de son magasin.
• La vente : Elle nécessite la connaissance des produits
commercialisés. Qu'il soit patron ou employé, le commerçant accueille le
client, lui présente et lui conseille les différentes marchandises après
avoir écouté sa demande. Il emballe les achats et encaisse la somme due.
B) Aptitudes
- Le responsable du point de vente doit être un gestionnaire en mesure de déterminer quels sont les
besoins de sa clientèle, d'y répondre en sélectionnant les produits adéquats,
de négocier les prix et les conditions de vente auprès de ses fournisseurs, de
mettre les produits en valeur dans son magasin (marchandisage) pour mieux les
vendre après avoir fixé leur prix.
- Pour vendre, il faut avoir des prédispositions
relationnelles (sens de l'accueil, qualités d'écoute…) pour gagner la
confiance des clients et instaurer des relations commerciales durables avec eux.
En effet, dans le commerce de fruits et légumes, la fidélisation est
essentielle, car ce type d'achat est très fréquent, voire quotidien.
-
Spécialiste des fruits et légumes, le vendeur doit aimer les produits qu'il
vend et pouvoir en parler (variété, origine, utilisations possibles,
conservation ...).
-
Il faut de la délicatesse. Les fruits et légumes sont des produits fragiles et
nécessitant beaucoup de précaution dans leur manipulation et leur conservation
avant leur consommation.
II. LE MARCHE
Les fruits et légumes sont indispensables à
l'alimentation et à la santé. Ils apportent différents nutritifs dont
l'organisme ne saurait se passer. Théoriquement, la ration alimentaire
quotidienne devrait comporter :
• au moins une portion de crudités de 75 g et
200 g de fruits crus,
•
au moins une portion de légumes cuits (250 g minimum pesés crus).
1.
Les produits demandés :
Les
produits demandés sont les fruits, légumes et les accessoires de cuisine tels
que les épices frais ou séchés.
a) Classification
• Les légumes
TABLEAU DE CLASSIFICATION DES LÉGUMES
|
Les
racines |
Carottes,
navets, radis, betteraves, céleris-raves, salsifis… |
|
Les
bourgeons |
Asperges,
choux de Bruxelles, artichauts… |
|
Les bulbes |
Oignons,
ail, échalotes… |
|
Les fruits
légumiers |
Melon,
tomates, courgettes, aubergines, concombres… |
|
Les légumes
verts |
Salades,
cresson, persil, cerfeuil, poireaux, choux, céleris… |
|
Les
enveloppes et graines de légumineuses fraîches |
Haricots
verts, pois mange-tout, petits pois, fèves… |
|
Les
tubercules |
Pommes de
terre, topinambours… |
• Les
fruits
TABLEAU DE CLASSIFICATION DES FRUITS
|
1 - Fruits frais |
||
|
À pépins |
A noyaux |
Fruits rouges |
|
Raisins Agrumes Pommes Poires… |
Pêches Prunes Abricots Mangues… |
Fraises Framboises Cassis… |
|
2 -
Fruits oléagineux |
||
|
Amandes,
noix, noisettes, arachides, coprah (ou noix de coco), olives… |
||
|
3 - Fruits amylacées |
||
|
Châtaigne,
bananes… |
||
|
4 - Fruits séchés |
||
|
Dattes,
figues, pruneaux, abricots secs… |
||
b) L'utilisation des fruits et légumes
|
Type
d'utilisation |
Commentaire |
|
Crudités
|
Salades
composées et hors-d'œuvre variés. |
|
Accompagnement
de plats chauds |
Usage
répandu consistant à accompagner les viandes et les poissons. |
|
Soupes |
Soupes
ou potages, les recettes sont anciennes pour la version chaude, plus récentes
pour les veloutés froids. |
|
Jus
frais |
Préparation
ancienne pour les fruits, plus récente pour les légumes. S'est largement
développée avec la généralisation des pressoirs et centrifugeuses électriques. |
|
Purées
et préparations pour les jeunes enfants |
Permettent
de prolonger l'allaitement ou les préparations lactées le plus longtemps
possible. |
|
En-cas |
Les
fruits surtout se mangent à toute heure. |
|
Diètes
et régimes |
La
plupart des régimes amaigrissants ou diététiques privilégient
l'utilisation des légumes peu chargés en graisses. |
|
Soins
cosmétiques |
Certains
légumes ou fruits riches en eau et vitamines sont utilisés dans la préparation
de crèmes et de masques de beauté. |
2. L'achat des fruits et légumes
a) Critères de choix des fruits et légumes
|
Critère |
Importance
du critère |
Commentaires |
|
Variété des produits |
+++ |
Ce
critère est surtout valorisé par la population expatriée, la population
locale ayant tendance à se recentrer sur quelques produits seulement. |
|
Qualité des produits |
++++ |
Ces
deux critères sont importants pour tous. Ils
sont en effet garants pour le client de l'optimisation de |
|
Fraîcheur des produits |
++++ |
l'utilisation
des produits et tenus pour favoriser les défenses naturelles de
l'organisme. |
|
Hygiène des lieux |
+++ |
Ces
deux facteurs sont particulièrement
mis en avant par les étrangers qui souhaitent retrouver à Djibouti les
conditions hygiéniques de leur pays d'origine. |
|
Hygiène des vendeurs |
+++ |
A
tel point que certains privilégient l'achat de produits appertisés ou
commercialisés sous vide ou encore congelés. |
|
Prix
des produits |
++ |
Même
si le marché est largement captif, ce critère intervient dans le choix
du lieu d'achat et le choix entre produits importés de la région et
produits importés d'Europe notamment. |
|
Proximité du commerce |
++ |
Pour
les produits importés de la région, le client privilégie la proximité
du commerce, à condition que l'assortiment réponde à ses besoins. |
|
Services annexes |
++ |
Les
services annexes et notamment la livraison à domicile des produits sont
appréciés d'une partie de la clientèle. |
b) Freins à l'achat
•
Le prix : Les prix des fruits et légumes
sont élevés à Djibouti, même pour les fruits et légumes produits sur place
ou provenant de la région. Certains fruits importés comme les fraises ou les
cerises constituent presque des produits de luxe.
•
Les conditions de production : les
clients sont devenus soupçonneux sur les méthodes utilisés pour la production
des fruits et légumes (utilisation de fongicides et autres produits toxiques en
Ethiopie....) et aiment connaître l'origine des produits.
•
Les problèmes de manutention, de stockage
et de conservation. L'entreposage des fruits et légumes dans des endroits
peu ventilés, non réfrigérés, le transport et la manutention sans aucune
hygiène constituent des freins à la consommation.
c) Moment des achats
Il
est de coutume pour l’ensemble des foyers djiboutiens d’aller faire ses
courses de fruits et légumes le matin. Les familles expatriées concentrent
leurs achats le jour de l'arrivée du train en provenance d'Ethiopie (mercredi) ou le jour des arrivages pour le supermarché Sémiramis
(jeudi).
d) Saisonnalité
A
la saison chaude, notamment les mois de juillet et Août, Djibouti se vide d'un
partie des ses habitants : expatriés en congé en Europe, Djiboutiens en voyage
dans les pays voisins..., ce qui fait baisser la demande de fruits et légumes.
L'activité reprend à partir du mois de septembre.
Il
y a des temps forts dans l'année où la consommation est importante : fêtes de
fin d'année, ramadan (augmentation de la consommation de dattes, par exemple)
L'arrivage
de fruits et légumes est fluctuant au cours de l'année tant au niveau de leur
variété que de leur qualité, car ceux-ci ne poussent pas toute l'année et
sont justement saisonniers
e) Fidélité
La
majorité de la clientèle de ce marché est fidèle à un point de vente, tant
que les critères d'achat privilégiés par le client continuent à être
satisfaits. La fidélisation est entretenue par un accueil sympathique, la
personnalisation de la relation vendeur-client et des petits cadeaux (quelques
fruits et légumes en sus)..
3. Typologie
de la clientèle
Il existe plusieurs types de clientèles. Il s'agit
essentiellement des ménages, des entreprises de restauration, et des services
de subsistance des armées.
A
l'intérieur de chacune de ces catégories une distinction supplémentaire peut
être établie compte tenu de la nationalité.
a) Les ménages
CARACTERISTIQUES DES MENAGES
|
Typologie |
Revenus mensuels |
Fréquence
d’achat |
Lieu |
Variété |
Quantité |
|
Nationaux
à haut niveau de vie |
élevés |
Une fois
par semaine |
Sémiramis,
supérettes, kiosques des quartiers et au marché. |
Assez
importante. Valorisation des produits importés |
Importante |
|
Nationaux
à niveau de vie moyen |
Entre 200 000 et 100 000 |
Une fois
par semaine |
Dans les
marchés des quartiers |
Faible à
très limitée (oignons,
tomates,) pommes de terre, |
Moyenne |
|
Nationaux
à faible niveau de vie |
Inférieur à 100 000 |
Au jour le
jour |
|
choux,
carottes, salades, bananes |
Faible |
|
Expatriés |
élevés |
Par
semaine |
Sémiramis,
supérettes kiosque
des quartiers, accessoirement au marché |
Très
importante, recherchent la diver-sité associée à l'exo-tisme de
certains produits. |
importante |
b) Les armées
•
Les FFDJ assurent une partie de leur ravitaillement sur place. Elles
disposent de cantines, de mess à l'intérieur des unités mais aussi
interarmes. Elles doivent servir un nombre important de couverts chaque jour.
Leurs principaux interlocuteurs sont le supermarché Sémiramis et quelques
fournisseurs locaux capables de leur garantir un approvisionnement important et
régulier. Leurs achats représentent une part très importante du chiffre
d'affaires du commerce alimentaire sur Djibouti.
•
Les FAD ne s'approvisionnent qu'auprès
de quelques fournisseurs locaux. Leur contribution au chiffre d'affaires du
commerce alimentaire djiboutien est faible.
c) Les entreprises de
restauration
•
La restauration de luxe
Localisée
essentiellement dans le centre ville, elle propose une offre diversifiée et de
qualité nécessitant l'utilisation de fruits et légumes frais. Incorporant des
produits en grandes quantités elle s'approvisionne, pour les produits courants,
auprès d'entreprises spécialisées dans la commercialisation en gros de fruits
et légumes. Elle ne se tourne vers le supermarché Sémiramis que pour les
produits d'appoint importés d'Europe (fraises...). Le pouvoir d'achat des
restaurants haut de gamme est élevé.
Elle utilise tous les modes de règlement possibles (cash, crédits à 30 jours
et virement bancaire).
• La restauration
populaire
Elle
est concentrée majoritairement dans les quartiers, près de la place Mohamed
Harbi ou encore tout près des entreprises publiques. L'ensemble de ces
restaurants s'approvisionne dans les différents marchés et principalement dans
celui du centre ville. La fréquence des approvisionnements est importante.
Selon la taille du restaurant, les achats sont payés le jour même, à la fin
de la semaine ou à la fin du mois.
TABLEAU RÉCAPITULATIF SUR LES RESTAURANTS
|
Type
de restaurant |
Variété
des fruits et légumes |
Quantité |
|
Restaurants de luxe |
Importante,
en provenance de la région pour l'essentiel et d'ailleurs pour l'appoint.
Souci de proposer quelques préparations avec légumes et fruits de
saison. |
Importante |
|
Restaurants populaires |
||
|
•Restaurant
moyen de gamme |
Moyenne,
en provenance exclusive de la sous - région |
Importante |
|
•Restaurant
bas de gamme |
Réduite,
à quelques produits basiques (oignons, tomates, carottes, choux, salade,
pommes de terre…) |
moyenne |
|
•Restaurant
installé sur le trottoir |
Limitée
à sa plus simple expression (oignon et tomates pour accompagner le riz) |
faible |
•
Les distributeurs de jus de fruit. On
distingue deux catégories : les "installés", c'est-à-dire ceux
disposant d'un local ou d'une terrasse avec mobilier permettant d'accueillir les
clients et les "semi-ambulants" qui installent leur pressoir chaque
matin dans un endroit de la ville.
TABLEAU RÉCAPITULATIF SUR LES JUS DE FRUIT
|
Catégorie |
Matériel
utilisé |
Variété
et quantité des fruits utilisés |
|
Les
installés |
Centrifugeuse |
Tous
les fruits commercialisés sur le marché djiboutien et importés de la
sous - région (mangue, papaye, citron, orange, banane, melon, etc.) |
|
Les
ambulants |
Pressoir
manuel |
Uniquement
les oranges et les citrons |
L'approvisionnement
se fait exclusivement sur les marchés.
L'aspect
quantitatif de ce marché est très difficile à évaluer. En effet la DINAS
(Direction Nationale des Statistiques) ne dispose que de données hétérogènes
selon les pays d'importation et elles remontent à 1996.
De
même le CDE (Chemin de fer Djibouto- Ethiopien) et la Chambre Internationale de
Commerce de Djibouti (CICID) ne disposent pas de chiffres récents sur le trafic
des fruits et légumes. Les douanes consultées ont indiqué que les quantités
importées de l'étranger par avion ou bateau étaient minimes comparées à
celles qui sont importées par voie ferroviaire d'Ethiopie.
Quant
à la production intérieure, qu'elle provienne des jardins d'Ambouli ou de la région
du Daï, elle n'a pas encore fait l'objet d'une quantification par le Ministère
de l'agriculture.
Les
seuls chiffres disponibles sont des statistiques établies par les services
portuaires. Ils ne sont qu'indicatifs et ne font pas la distinction entre le
frais, le sec ou le congelé (voir plus
loin dans le paragraphe relatif aux importations.). D'autre part, ces chiffres
ne représentent qu'une petite partie des importations.
1. Typologie des
entreprises
En
amont de la filière, nous trouvons les producteurs et les importateurs,
fournisseurs du marché. Plus en aval, la distribution est assurée sur les
marchés et par différents types de commerces plus ou moins officiels.
a)
Les producteurs et les importateurs
- Les
producteurs
La production locale de fruits et de légumes est
localisée à Djibouti ville autour de l'oued d'Ambouli et au nord du pays dans
la région montagneuse du Daï. Tout a commencé en 1977 quand l'Etat a initié
une politique agricole ambitieuse qui a abouti au projet PK 20 et aux jardins
d'Ambouli. En 1985 des femmes ont créé les premières coopératives agricoles.
Malheureusement depuis les années 90, l'Etat s'est désengagé progressivement.
Sans soutien les coopératives sont désormais en perte de vitesse et n'assurent
plus à leurs membres que les moyens minimaux de leur subsistance. Depuis
quelques années, des particuliers ont créé des jardins dans la région du Daï
et y produisent de nombreuses variétés de fruits et de légumes (bananes,
mangues, papayes, oignons, haricots verts, pommes de terre, etc.). Une grande
partie de la production sert à alimenter la population locale. Le surplus est
exporté vers Djibouti ville. Se pose le problème du transport.
La production djiboutienne est soumise au rythme
des saisons :
|
Saison
fraîche |
Saison
chaude |
|
- Navets - Aubergine - Persil - Piments vert et rouge - Haricots verts… |
- Melon - Pastèque - Tomate - Mangue - Palmier Doum… |
Cependant cette production est très largement
insuffisante pour couvrir les besoins de la population d'où le recours massif
aux importations.
- Les
importateurs
|
Secteur
formel |
Secteur
partiellement informel |
Secteur
totalement informel |
|||
|
Entreprises
jouant le rôle d'importateurs et de grossistes, mais disposant aussi
d'une surface de vente (L'EURL établissement
Mohamed Youssouf et la SARL La halle aux fruits ; voir plus bas pour leur
descriptif). |
Les
Charcharis : ces femmes font le voyage entre Djibouti et l'éthiopie. Elles importent des fruits et des légumes dans
l'intention de les écouler sur Djibouti. Seule une partie des produits
importés est déclarée. |
Les
Koutbleys : ces femmes importent aussi des produits d'Ethiopie ou de
Somalie, mais ne déclarent pas leurs marchandises lors du passage en
douane. Elles répartissent leurs marchandises en petites quantités
qu'elles confient aux autres passagers le temps des contrôles. |
|||
|
Quantités
importées par voie maritime (en tonnes) : |
1996 |
1997 |
1998 |
||
|
Total Fruits et légumes
(frais, secs ou congelés) |
1131 |
2192 |
4235 |
||
|
Autres légumes
à cosses |
- |
- |
9 |
||
|
Autres légumes
frais, tubercules alimentaires |
54 |
70 |
64 |
||
|
Autres
fruits séchés |
212 |
- |
- |
||
|
Dattes fraîches |
735 |
1614 |
1033 |
||
|
Haricots
frais |
48 |
20 |
512 |
||
|
Haricots
secs |
- |
- |
296 |
||
|
Oranges |
21 |
20 |
9 |
||
|
Pommes |
41 |
33 |
9 |
||
|
Raisins
frais ou secs |
- |
- |
16 |
||
|
Tomates à
l'état frais ou réfrigérés |
20 |
435 |
2287 |
||
b)
Les marchés locaux
L'avantage du marché est qu'il est le lieu le plus
direct d'échange entre producteur et consommateur, ce qui doit assurer à la
fois fraîcheur du produit et prix plus intéressant. Les étals sont réapprovisionnés
tous les matins. Ils ouvrent très tôt le matin et ne ferment le soir que vers
21 heures. Les premiers à les fréquenter sont les professionnels qui savent
exactement ce qu'ils désirent acheter. Puis tout au long de la matinée
arrivent les particuliers. A la fin de la journée, les commerçants baissent
leurs prix pour tenter d'écouler leurs invendus avant leur détérioration.
Ils sont soumis aux contrôles étatiques
concernant le versement de la patente et le respect des règles sanitaires.
Actuellement, il existe sept grands marchés.
|
Intitulé et localisation |
Zone de chalandise |
|
Marché du centre-ville (le plus grand). Rue d'Ethiopie |
Q1, Q2, Einguela, les
Plateaux |
|
Marché du Quartier 5 situé
entre les quartiers 5 et 6 |
Q5,Q4 et Q3 |
|
Marché du stade localisé
entre la cité du Stade et
le quartier 7 |
Cité du stade et Q7 |
|
Marché du quartier 7 bis
situé entre la rue 3 et l'avenue 4 |
Q7 bis |
|
Marché d'Ambouli (le plus
près des maraîchages d'Ambouli,) |
Ambouli et Djamal |
|
Marché de la
cité Saoudienne, rue d'Arta |
Cité saoudienne, Ariba et
cité Gachamaleh |
|
Marché de Balbala situé en périphérie |
Cheik Moussa, Hayabley,
Mijadheer |
c)
Les distributeurs
On distinguera ici les pratiques des entreprises déclarées
(secteur formel) et celles des micro-entreprises ou activités génératrices de
revenus (secteur informel).
-
Secteur formel :
|
Catégorie |
Caractéristiques |
|
Les entreprises spécialisées |
Ce sont les grosses
entreprises de la place. Elles jouent à la fois le rôle d'importatrices
et de grossistes. Elles se
partagent les gros clients de la place comme les services des subsistances
des armées françaises et djiboutiennes. Parmi ces entreprises nous
trouvons : • l'établissement
Mohamed Youssouf, créé en 1986 après la disparition de l'établissement
Moussa Karim (importateur de produits d'alimentation générale). Géré
sous la forme d'une EURL et installé rue de Madrid. Il pratique la vente
en libre service assistée. Il offre un large choix de fruits et de légumes, • La
halle aux fruits, créée par Hoche Saïd Dawaleh, La halle aux fruits
est située à l'embranchement de la rue de Brazzaville et du boulevard de
Gaulle. Les fruits et légumes sont vendus en libre service assisté. |
|
Le supermarché Sémiramis |
Il offre un large
assortiment de fruits et de légumes de provenance diverse dans un
environnement agréable. Il dispose d'un rayon en libre service et d'un
stand de vente traditionnelle. C'est un point de vente important,
essentiellement fréquenté par la population expatriée. |
|
Les borcharis |
Ceci signifie "vendeurs
sur des tables dans les marchés". Ce sont les fournisseurs des
petites vendeuses des marchés, mais aussi ceux des restaurants de
quartiers et de la population à revenus moyens. |
|
Les commerces spécialisés |
Ce sont des points de vente
installés situés au centre ville, mais aussi près des kiosques et supérettes
ou encore près des bases militaires françaises. Leur assortiment est
large, mais valorise davantage les fruits. |
|
Les vendeurs installés pour
la journée dans les zones passantes |
Ils installent leur matériel
de vente tous les matins près des lieux stratégiques comme le magasin Sémiramis,
l'entrée des enceintes militaires. Ils disposent d'un équipement
minimum. Il n'a pas pignon sur rue, mais s'installe toujours au même
endroit ce qui, joint à un assortiment relativement important lui permet
de capter et de fidéliser une clientèle importante et variée. |
-
Le secteur informel :
|
Les vendeuses des quartiers |
Même
descriptif que pour les vendeuses du centre ville… mais vendent ne se déplacent
pas chaque jour en ville pour proposer leurs produits. |
|
Les vendeuses du centre
ville |
On
les appelle awashbley en langue somalienne. Elles vendent essentiellement
des légumes en nombre et variété réduits. Elles sont souvent assises
par terre sur des cartons ou des sacs en toile de jute. |
|
Les vendeurs mono produits |
Ils
vendent un, rarement deux produits différents selon la saison, jamais
plus. Ils sont installés sur les lieux de passage comme les bas-côtés
du boulevard de Gaulle. A certaines périodes ils ne vendront que des pastèques,
puis que des mangues, des pommes selon les arrivages. |
|
Les vendeurs ambulants |
Ils
transportent pour l'essentiel des fruits jusque dans les quartiers. Leur
outil de travail est une brouette |
|
Les vendeurs d'arachides |
C'est
une activité à part entière réservée le plus souvent aux jeunes. Ils
se regroupent à plusieurs pour acheter les cacahuètes, se les répartissent
avant de les placer à l'intérieur de cornets qu'ils fabriquent eux même
avec du papier récupéré. Ils sillonnent la ville pour proposer leurs
produits privilégiant les sorties des écoles ou des administrations. |
2. Prix pratiqués et
provenance des produits
Les
prix pratiqués à Djibouti sont élevés. Ceci est largement dû à la
faiblesse de la production locale et à l'importation massive des produits.
PRIX POUR LES
PRODUCTIONS LOCALES D'AMBOULI
|
Production
des coopératives agricoles d'Ambouli |
|||
|
Produits |
Prix
en kg |
Produits |
Prix
en kg |
|
Navets |
50
Djf /pièce |
Tomates |
100 |
|
Aubergine |
250 |
Piments
Verts et Rouges |
500 |
|
Melon |
250 |
Haricots
Vert |
200 |
|
Pastèque |
200 |
Mangues |
500 |
|
Persil |
100 |
Palmier
Doum |
20Djf
/ pièce |
PRIX
DANS LES DIFFÉRENTS TYPES DE POINTS DE VENTE.
|
Fruits |
||||||||||
|
Produits |
Prix
(Djf) au Kg |
Saisonnalité |
Pays
d'origine |
|||||||
|
|
Marché local |
Supermarché Sémiramis |
Entreprises spécialisées |
Hiver |
Été |
Éthiopie |
France |
Autres |
||
|
Mangue |
100 |
300 |
150 |
|
ü |
ü |
ü |
|
||
|
Orange |
150 |
340 |
120 |
ü |
ü |
ü |
ü |
|
||
|
Pomme |
400 |
390 |
300 |
ü |
|
|
|
|
||
|
Mandarine |
100 |
140 |
150 |
|
ü |
ü |
|
|
||
|
Banane |
150 |
- |
200 |
ü |
|
ü |
|
Somalie |
||
|
Ananas |
- |
890 |
900 |
|
ü |
|
|
Dubaï |
||
|
Légumes |
||||||||||
|
Poireau |
80 |
490 |
120 |
ü |
ü |
ü |
ü |
|
||
|
Oignon |
70 |
150 |
100 |
ü |
ü |
|
|
|
||
|
Pomme de
terre |
70 |
100 |
80 |
ü |
ü |
ü |
|
|
||
|
Tomate |
80 |
390 |
150 |
ü |
|
ü |
ü |
|
||
|
Salade |
100 |
150 |
100 |
ü |
ü |
ü |
|
|
||
|
Carotte |
100 |
120 |
100 |
ü |
|
ü |
|
|
||
|
Chou-fleur |
100 |
120 |
100 |
ü |
ü |
ü |
ü |
|
||
|
Citron |
200 |
300 |
120 |
ü |
ü |
ü |
ü |
|
||
3. La
concurrence
Elle est triple : la concurrence généraliste, la
concurrence mono - produit et les
produits de substitution.
• La
concurrence généraliste : Même si la fidélisation est l'une des caractéristiques
du ce commerce, la concurrence est très rude sur ce marché. Si un client est déçu
par la qualité des produits il n'hésitera pas à s'adresser à un autre commerçant.
• La
concurrence mono-produit : Tout au long de l'année, selon les productions
et les arrivages, certains commerçants, généralement du secteur informel, se
spécialisent temporairement dans la vente d'un seul produit (ex : les pastèques)
à des prix souvent plus avantageux que ceux proposés par les commerçants généralistes.
Ils s'installent dans des lieux commercialement stratégiques comme au bord des
axes routiers principaux de la ville.
• Les
produits de substitution. Les magasins comme Sémiramis ou le petit
supermarché des Forces Armées Françaises stationnées à Djibouti, proposent
des légumes variés congelés. Ces produits séduisent car ils sont faciles
d'emploi, considérés comme respectueux des normes d'hygiène et finalement
vendus relativement bon marché par rapport aux produits frais.
De même les fruits dans certaines de leurs
utilisations sont concurrencés par les appertisés (boîtes de fruits au sirop,
ou salades de fruits, compotes), les jus de fruits en bricks ou en bouteille.
Enfin pour remplacer certains condiments ou épices
frais, le consommateur dispose de produits lyophilisés commercialisés sous
emballages en verre ou plastique.
4.
Communication
La
communication sous toutes ses formes est absente de ce secteur d'activité. Ceci
est largement dû à l'absence de grandes entreprises dans le domaine de
l'agroalimentaire. Il n'y a pas non plus de campagne étatique de santé
publique insistant sur les bienfaits apportés par la consommation des fruits et
légumes.
A)
Ressources humaines :
LES
DIFFÉRENTS METIERS DANS LA FILIÈRE FRUITS ET LÉGUMES :
|
Approvisionnement |
Vente |
||
|
Les
dockers |
Ils déchargent les
marchandises du train et des camions lors de leur arrivée à Djibouti.
Chaque importateur a emploie ses propres dockers. |
Les étalagistes |
Ils sont chargés
d'approvisionner les rayons de fruits et de légumes dans les conditions
les plus favorables à la vente. Ils exercent leur activité pour les
importateurs - grossistes, les magasins spécialisés et même sur les
marchés. |
|
Les répartiteurs |
Ce sont les transporteurs.
Avec leurs camions ils livrent les produits dans les différents points de
vente et récupèrent les caisses vides. |
Les
peseurs |
Ils ont pour fonction de
prendre les commandes, de
servir et de peser les légumes devant les clients ou de préparer les
commandes avant la livraison. |
|
|
|
Les contrôleurs
et caissiers |
C'est souvent la même
personne qui effectue les deux tâches consistant d'une part à s'assurer
que les peseurs ont bien fait leur travail et d'autre part à encaisser
l'argent des clients et à rendre la monnaie. |
Les travailleurs indépendants comme les femmes
vendeuses ou les marchands ambulants cumulent bien sûr plusieurs de ces
fonctions.
B)
Locaux, équipements et mise de fonds initiale
|
Type de commerce |
Locaux et équipements |
Mise de fonds initiales (approximation) |
|
Les sociétés importatrices
comme les Établissements Mohamed Youssouf |
•
un local très spacieux et des capacités de stockage, •
un matériel de réfrigération des produits qui doivent être stockés
avant leur vente, •
des moyens de transport, •
des outils et instruments accessoires (balances, étagères, rayons,
paillasses, etc.). |
M.
Mohamed Youssouf a débuté son activité en investissant environ Cinq
millions de Djf |
|
Le supermarché Sémiramis |
•
un emplacement dans son magasin approprié à la commercialisation des
fruits et légumes (bien ventilé, frais…) •
un stand, des étagères et présentoirs à plat, •
un matériel de réfrigération pour les produits devant être stockés •
des outils et instruments accessoires (balances, matériel d'étiquetage). |
Le
magasin doit disposer d'un fonds de roulement suffisant pour payer ses
importateurs et maintenir en permanence un approvisionnement régulier de
fruits et légumes provenant majoritairement d'Europe. |
|
Les borcharies et autres
points de vente |
•
un espace de vente de taille moyenne situé dans un marché ou près d'un
kiosque, •
un peu de mobilier pour présenter leurs produits, •
une balance. |
Une
somme de 300 000 à 400 000 Djf est nécessaire pour le premier
approvisionnement, puis pour éviter les ruptures de stocks ultérieures. |
|
Les vendeuses des marchés |
•
quelques sacs de riz vides étalés à même le sol pour disposer leurs
produits. |
Une
somme initiale de 30 000 Djf est indispensable pour débuter cette activité
et acheter la matière première. |
|
Les vendeurs ambulants |
•
une brouette pour transporter ses produits dans les quartiers. |
|
C-
Fournisseurs
Tous
les offreurs exerçant sur le marché djiboutien s’approvisionnent en
Ethiopie, qui est le principal fournisseur dans la région ou auprès d'intermédiaires
importants de ce même pays. Mais cela n’exclut pas l’importation de
certains produits en quantité limitée d'autres pays comme la France, le Kenya,
Le Yémen, Dubaï ou la Somalie.
Les
principaux importateurs sont les entreprises Mr Youssouf, La Halles aux Fruits
et le Supermarché Semiramis.
Pour
répondre aux besoins de ses clients et éviter la rupture de stock, les
offreurs, après avoir évalué leurs ventes quotidiennes, doivent constituer
des réserves leur permettant de tenir une semaine, délai entre deux
approvisionnements par voie ferroviaire d'Éthiopie ou par avion. Avant 1996, il
y avait deux trains par semaine.
IV.
EXPLOITATION
A)
Chiffre d’affaires
Les chiffres sont difficiles à obtenir à
Djibouti. Cependant on peut avancer les évaluations suivantes qui tiennent
compte de la fréquentation des commerce, du panier moyen de la ménagère et de
recoupements opérés à partir des informations communiquées par les opérateurs
de ce secteur d'activité. Le chiffre d'affaires variera fortement selon le type
de point de vente.
|
Type
de commerce |
Évaluation
du chiffre d'affaires quotidien (en DJF) |
|
Entreprises
spécialisées (halle aux fruits, éts Mohamed Youssouf ...) |
De 150 000
200 000 |
|
Sémiramis |
De 80 000
à 100 000 |
|
Kiosques
d'alimentation générale |
De 40 000
à 50 000 |
|
Borcharies
et autres points de vente similaires |
De 10 000
à 15 000 |
|
Les
vendeuses (sur les marchés des quartiers) et les vendeurs ambulants |
De 1 000
à 3 000 |
B)
Charges :
|
Nature de la charge |
Entreprise importatrice montant
mensuel (en DJF) |
Borcharies, petits marchands montant
mensuel (en DJF) |
|
Loyer |
200
000 |
- |
|
Électricité |
100
000 |
5
000 |
|
Eau |
10
000 |
2
000 |
|
Masse salariale |
200
000 |
30
000 |
|
Entretien des moyens de
transport |
80
000 |
- |
|
Patente |
voir
plus loin barême |
15
000 |
NB : Les
autres acteurs n'ont pas des charges importantes, exception faite d'une patente
de 500 DJF pour les vendeuses des marchés.
V.
REGLEMENTATION
A) Réglementation
d’hygiène et de voirie :
(Extraits du règlement n° 472/6L/1968)
-
"Les locaux où sont vendus ou conservés des denrées alimentaires,
doivent être maintenus en constant état de propreté. Toutes dispositions nécessaires
doivent être prises pour éviter la présence et la pollution des rats, des
mouches et autres insectes".
"Toute
impossibilité reconnue par le service d’hygiène peut entraîner la fermeture
temporaire de l'établissement jusqu'à ce qu'il soit mis fin au problème".
-
"Sont interdits la réception et le déballage à même le sol de denrées
alimentaires. L’étalage à l’air libre, à l’extérieur des magasins de
vente, n’est autorisé que pour les légumes et les fruits épluchables".
-
"Les denrées alimentaires liquides ou solides dont la consommation n’est
pas nécessairement précédée d’une cuisson doivent être protégées
efficacement contre les causes de pollution, poussières et mouches. Les
aliments cuits préalablement à la vente, destinés à être consommés dans
l’état où ils sont mis en vente, ne doivent jamais être exposés à l’air
libre. Toutes les denrées périssables doivent obligatoirement être conservées
dans des appareils frigorifiques".
-
"Le transport ou la livraison à domicile des denrées alimentaires doit être
entouré des précautions nécessaires pour les mettre à l’abri de toute
souillure et en particulier de tout contact avec le sol et avec les
mouches."
B)
Réglementation commerciale
Mentions obligatoires / étiquetages (origine du
produit, catégorie, nom du produit, de la variété, le prix au kilogramme ou
à l'unité de consommation, les produits de traitement, après récolte…),
pesage (contrôle des appareils de pesage, poids et mesure), références d'un
produit (espèce, variété, origine, calibre, catégorie, conditionnement, unité
de commande) : Il n'existe aucune réglementation de ce type à Djibouti.
C) Fiscalité
|
CATEGORIE |
CLASSE |
DROIT
FIXE |
DROIT
PROPORTIONNEL |
|
- importations supérieures
à 10 millions de DJF - importations entre 3 et 10
millions de DJF - importations inférieures
à 3 millions de DJF |
6 7 8 |
200
000 120
000 70
000 |
20% valeur locative 15% valeur locative 10% valeur locative |
|
- au petit détail |
10 |
15
000 |
exempté |
NB
: Rappelons
qu'une taxe de 7 % du montant sera ajoutée au calcul de la patente, au titre de
la contribution au fonctionnement de la CICID.
VI. MILIEU
PROFESSIONNEL
A) Tutelle
Le
Ministère du Commerce et de l'Industrie est chargé de la gestion de ce marché
et de l'application des lois réglementant ce secteur (fixation des prix dans un
contexte de difficultés économiques passagères, mesures d'hygiène…).
B) Organisation
professionnelle
Il
existe un syndicat pour les importateurs de fruits et légumes et le mouvement
coopératif des femmes maraîchères d'Ambouli.
-
Le syndicat des importateurs est
considéré comme inactif par ses adhérents qui lui reprochent de ne pas défendre
leurs intérêts catégoriels auprès des pouvoirs publics.
-
L'organisation coopérative des femmes maraîchères est aussi en perte de
vitesse. Elles continuent certes à se retrouver ensemble deux fois par semaine
pour discuter de questions intéressant leur profession et se concerter sur
leurs productions. Cependant le désinvestissement et le manque de soutien étatiques
depuis plusieurs années ont découragé le dynamisme et l'esprit d'entreprise
de ces femmes.
C) Formation
Quelques
patrons d'entreprises de distribution ont fait des études supérieures mais la
plupart se sont formés sur le tas. Il existe cependant des formations tout à
fait adaptées à Djibouti au sein des Sections de Techniciens Supérieurs du
Lycée d'Etat. Des CAP, BEP et baccalauréats professionnels tertiaires, en
prise sur les activités commerciales, sont préparés au Lycée industriel et
commercial (LIC).
CONCLUSION
Avec
une croissance démographique de 3% par an en République de Djibouti, le
secteur de fruits et légumes pourrait connaître une augmentation de son
chiffre d'affaires. Ce n'est pas le cas parce que l'offre ne répond que
partiellement à ce surcroît de demande tant sur le plan quantitatif que
qualitatif. C’est donc un marché porteur.
Il est cependant très
concurrentiel. Pour se différencier de la concurrence, il faut diversifier son
offre, développer des services facilitant l'achat (parking, livraison, autres
produits associés...).
Il est encore possible de se
lancer à différents niveaux de la filière. Sur ce marché des fruits et légumes,
il y a peu de "barrières à l'entrée", autrement dit tout
investisseur peut démarrer avec une mise de fonds initale modeste.
Cette étude a été réalisée avec la collaboration de
Ibrahim Hachi Dirieh et Ibrahim Miguil
et
le financement du Service de coopération et d'action culturelle de l'Ambassade de France