REPUBLIQUE DE DJIBOUTI

 

PÔLE UNIVERSITAIRE DE DJIBOUTI

   Établissement d'Enseignement Supérieur

________________________________________________________________________________________

INSTITUT SUPERIEUR DES AFFAIRES DE DJIBOUTI

Collection "Études de métiers"

  Station-service

 - SOMMAIRE -

 

I. DEFINITION DE LA PROFESSION ................................................

A) Activités

B) Aptitudes

II. LE MARCHE ..................................................................................

A) La demande

1. Les différents produits

2. Les statistiques des importations

3. Typologie de la clientèle

B) L'offre

1.Les stations-service

2. Caractéristiques des entreprises

3. Les prix

4. La concurrence

III. LES MOYENS DE PRODUCTION ................................................

A) Ressources humaines

B) Locaux et équipements

 

IV. EXPLOITATION ...........................................................................

A) Chiffre d'affaires

B) Charges

V. REGLEMENTATION .....................................................................

A) Déclaration

B) Sécurité

C) Fiscalité

VI. LE MILIEU PROFESSIONNEL .....................................................

A) Tutelle

B) Formation

CONCLUSION ..................................................................................

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 I. DEFINITION DE L’ACTIVITE

A) Activité

La distribution au consommateur final des carburants repose sur deux principaux canaux de cette distribution qui sont :

 

- Le réseau station service qui est l’objet de cette étude,

- Le réseau de distribution de pétrole lampant.

 

Une station-service est le lieu de vente au détail des produits carburants, essence et gazole (ou gaz oil), à l'aide de pompes, ainsi que des lubrifiants.

 

Mais comme son nom l'indique, une station offre divers services rapides, centrés sur les véhicules et complémentaires de l'activité de garagiste : lavage, vidange, réparation des pneumatiques, contrôles des niveaux..., et éventuellement des services pour les chauffeurs.

 

B) Aptitudes

Il faut donc en même temps gérer un stock de carburant,

 

- marchandise particulièrement dangereuse : il faut avoir en permanence en tête le souci de la sécurité.

 

- marchandise particulièrement sale : pour de bonnes conditions de travail et pour la clientèle, il faut sans arrêt nettoyer pour éviter l'encrassement de la station.

 

Il faut de plus avoir des notions de mécanique pour pouvoir conseiller et gérer les services accessoires à la distribution du carburant.

 

Les horaires d'ouverture sont longs, puisque l'ouverture peut se prolonger toute la nuit.


II. LE MARCHE

D’une façon plus générale, la vitalité du secteur dépend de l'expansion du parc automobile et autres véhicules de transport et du dynamisme des affaires.

 

A)  La demande

1.  Les différents produits

Les produits pétroliers importés sont des produits finis raffinés et prêts pour la distribution. On distingue deux grandes familles de produits : 

·      Les carburants :  Essence Super, gazole, jet A1 ou kérosène ou pétrole lampant, fioul lourd, bitume.

L’importation des carburants est réglementée. Seules les sociétés pétrolières peuvent les importer.

·      Les lubrifiants : Les huiles moteurs (automobiles, hors bord etc.…),  les huiles de transmission, les huiles industrielles (compresseur, engrenages, hydraulique etc.…), les produits spéciaux (huiles de freins, etc.…).

Le marché des lubrifiants est un marché libre. Tout individu peut en importer et écouler dans le marché.

 

2.  Les statistiques des importations

 

IMPORTATIONS EN VALEUR (millions de DJF)

 

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

tous produits pétroliers

 

2 609

3 367

3 051

2 813

2 502

2 626

2 818

2 961

2 894

2 879

 

supercarburant

257

 

340

258

201

 

149

155

219

250

208

200

Gazole

 

794

1 238

1 066

998

830

798

821

1 447

1 820

1 526

Source : DINAS

Les carburants représentent bien sûr l’essentiel des produits pétroliers. Le gazole représente une part croissante, le super étant relativement stationnaire sur la décennie. Le gazole est 7 fois plus important que le marché du super (4 fois au début des années 90). 

 

IMPORTATIONS EN VOLUME  ET ORIGINE PRINCIPALE  (millions de tonnes)

 

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

TOUS PRODUITS PETROLIERS

84 336

86 770

96 882

97 314

93 082

107 020

89 900

71 597

100 158

167 720

dont : Union européenne

1 524

 

1 372

1 655

 

7 987

2 195

1 822

2 339

1 920

2 202

888

Pays du COMESA

 

6 825

9 482

6 464

14 597

8 610

21 346

24 081

264

22 135

24 780

dont : Proche et Moyen-Orient

61 036

58 679

60 608

54 748

55 632

64 109

52 359

68 319

74 936

139 473

 

SUPERCARBURANT

6 713

 

6 107

5 288

5 278

4 361

4 553

6 009

5 958

6 183

10 274

dont : Proche et Moyen-Orient

4 351

4 099

3 412

2 974

2 676

3 418

5 409

5 339

5 969

9 351

GAZOLE

 

23 490

28 700

32 787

33 301

28 850

40 168

26 529

37 671

73 100

68 813

dont : Proche et Moyen-Orient

17 625

20 473

19 752

18 656

17 572

30 902

24 994

37 221

55 155

50 029

Source : DINAS

Les ¾ des produits pétroliers proviennent du Proche et Moyen Orient (90 % pour le super), avec une progression de la part des pays du COMESA.

 

                     HYDROCARBURES : MARCHE INTERIEUR, AVITAILLEMENTS AERIENS ET MARITIMES

unité : m3

1980

1985

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

MARCHE INTERIEUR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Essence super

8 533

8 654

8 358

8 606

8 327

8 056

7 635

7 715

7 892

7 919

9 347

8 049

Essence ordinaire

5 612

4 380

3 962

3 697

3 507

1 845

1 459

774

///

////

///

///

Gazole

21 458

29 328

32 352

37 523

38 975

28 956

30 289

30 902

33 616

36 973

54 920

81 918

Fioul

27 159

37 990

50 466

48 877

52 527

52680

51230

50794

46707

41 927

24 569

10 210

Pétrole lampant

7 592

11 888

13 965

14 625

15 300

16 229

16 116

15 713

15 536

15 383

16 027

16 440

Lubrifiants

1 759

1 714

1 653

1 727

1 722

1 555

1 596

2 031

2 408

2 171

2 133

1433

Total Marché intérieur

72 113

93 954

110 756

115 055

120 358

109 321

108 325

107 929

106 159

104 373

106 996

118 050

AEROPORT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carburéacteur

87 323

77 254

117 020

99 100

82 238

123 934

106 941

50 659

40 513

36 989

42 834

34 330

Avgas

1 124

155

141

175

299

130

0

86

72

66

80

57

Total Aéroport

88 447

77 409

117 161

99 275

82 537

124 064

106 941

50 745

40 585

37 055

42 914

34 387

PORT (AVITAILLEMENT)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diesel

53 501

49 356

70 784

45 557

49 108

7 767

9 344

6 513

3 985

3 371

4 694

9 242

Fioul

136 448

67 846

37 445

24 286

17 665

654

428

825

1 848

1 129

795

1 560

Lubrifiants

219

230

0

64

63

42

48

40

40

29

Total Port

189 949

117 202

108 448

70 073

66 773

8 485

9 835

7 380

5 881

4 540

5 529

10 831

TOTAL GENERAL HYDROCARB.

350 509

288 565

336 365

284 403

269 668

241 869

225 101

166 055

156 626

145 968

155 438

163 267

 Source : DINAS – Site web

 

- L’essence ordinaire n’est plus vendue depuis 1996.

- On retrouve, en volume, les tendances décelées sur les chiffres en valeur : la stagnation de la consommation du super sur la décennie et l’augmentation du gazole dans la dernière période.

- Notons que la contrebande reste active sur toutes les frontières, notamment pour les carburants et le pétrole lampant.


3. Typologie de la clientèle

a)     Composition du parc automobile

Le parc automobile national est limité à moins de10 000 véhicules. On peut distinguer :

- Les voitures particulières : Souvent de grosse cylindrée (4x4), c'est la part la plus importante de la clientèle qu'il s'agit de fidéliser. Les particuliers attendent des services : vidanges, lavages, contrôles, réparation des pneus...

- Les transports en commun : Il s'agit des minibus et des taxis, dont le trafic interurbain est important.

- Les poids lourds : outre le commerce vers les districts de l'intérieur, s'est développé très récemment le commerce routier transfrontalier vers l’Ethiopie (bien que les camions se ravitaillent en Ethiopie où le carburant est moins cher) et la Somalie.

Enfin, de façon marginale, il faut noter la consommation de gazole pour les groupes électrogènes, face aux difficultés électriques en saison chaude.

 

 b) Evolution du parc

Les statistiques disponibles des immatriculations pendant les années 90 donnent une idée de son volume, de sa composition et de son évolution. Il s’agit de flux de véhicules entrant dans le parc, on ne connaît pas le nombre de véhicules qui en sortent (mis en épave). Il ressort de ces chiffres : (voir étude de métier « mécanique auto »)

- Une tendance générale à la baisse sur la décennie 90, avec une chute des entrées dans le parc en 1996, 1997 et 1998. La reprise est forte en 1999 dans tous les compartiments.

- Pour les véhicules professionnels, la reprise est très forte, dépassant son niveau de début des années 90.

- Pour les véhicules privés (650 – 700 voitures par an), on note une tendance à une diminution des achats neufs au profit des achats d’occasion de véhicules, importés par leurs propriétaires.

- Le parc public et assimilé est important : Présidence (10 à 15 véhicules par an), entreprises publiques (60 à 120 véhicules), entreprises parapubliques (environ 40) et les organismes internationaux (près d’une centaine)

 

3. Variations saisonnières : Elles ne sont pas significatives.

DONNEES MENSUELLES POUR 1999 (en m3)

PERIODE

Essence

Gazole

Fioul

Pétrole

Lubrifts

TOTAL

 

Janvier

576

3 646

-

1 473

93

5 788

 

Février

589

4 449

-

1 302

154

6 494

 

Mars

748

6 432

-

1 437

85

8 702

 

Avril

821

7 078

-

1 426

77

9 402

 

Mai

744

8 146

-

1 359

130

10 379

 

Juin

632

8 249

-

1 195

168

10 244

 

Juillet

496

6 938

-

112

108

7 654

 

Août

511

8 839

3 258

1 138

98

13 844

 

Septembre

1 168

14 016

1 054

2 568

224

19 030

 

Octobre

579

6 102

1 054

1 330

124

9 189

 

Novembre

573

4 798

1 428

1 412

78

8 289

 

Décembre

611

3 225

3 416

1 688

94

9 034

 

 

 

 

 

 

 

Source : Etablissement Public des Hydrocarbures et Coordination Pétrolière


B) L’offre

1. Les stations-service

Il existe de nos jours 15 points de ventes dans Djibouti et hors Djibouti. Il faut bien préciser qu’il y a 3 types de stations (A, B, C) qui se différencient par la taille : effectifs du personnel et investissements.

 

Dans Djibouti ville :

 

COMPAGNIE PÉTROLIÈRE

LOCALISATION DE LA STATION-SERVICE

 

 

 

Aviation

MOBIL

Avenue de la République

 

Ambouli

 

Balbala

 

 

 

Place Lagarde

 

Gachamalé

TOTAL

Boulaos / Gabode

 

L'Escale

 

Balbala

 

 

 

Place Lagarde

SHELL

Gabode

 

Marabout

 

Logique

 

Hors Djibouti

- 1 station service à Dikhil (Total)

- 1 station service à Tadjourah (Mobil), qui n’est pas tous les jours opérationnelle.

 

2. Caractéristiques des entreprises

Toutes les entreprises relèvent plutôt du secteur formel : comptabilité légale, employés déclarés, patente, enseigne….

La station service à l’heure actuelle est une vitrine de la marque qu’elle représente. Cet aspect s’est particulièrement précisé depuis le début de l’année 90 où les stations ont été remises aux normes et couleurs des compagnies pétrolières.

 

Les station services peuvent être classées dans deux réseaux, le réseau officiel et le réseau dit organique.

 

·      Réseau officiel : C’est le cas où le terrain, les murs ainsi que les équipements d’exploitation appartiennent à la société pétrolière. Une telle station est concédée à l’exploitant ou gérant suivant un contrat qui définit un loyer mensuel en fonction de l’importance commerciale et de la position géographique de la station (c'est à dire le chiffre d'affaires potentiel).

 

·      Réseau organique : C’est le cas où la station appartient à l’exploitant lui-même qui en assure tous les investissements concernant le terrain, les murs, les voies d’accès, la piste, l’auvent, les pompes etc.…La seule obligation qui reste à la charge de la société pétrolière se limite à la fourniture et au branchement des cuves, pompes ainsi que de la mise aux couleurs de la marque et de la pose des enseignes lumineuses.

 

6 stations-service seulement sur les 15 au total appartiennent aux sociétés pétrolières et les 9 autres relèvent du réseau organique.

 

3. Les prix

Du point de vue commercial, la station n’a pas toute la maîtrise du  développement de son activité du fait que les prix de vente au consommateur sont officiellement affichés, ce qui ne lui donne aucune marge de manœuvre. Toutefois, la société pétrolière peut accorder aux stations des ristournes mensuelles calculées sur le chiffre d'affaires réalisé.

La tarification des carburants se fait par la Société internationale des hydrocarbures de Djibouti (SIHD), qui a remplacé l'Établissement Public des Hydrocarbures (EPH) . Elle joue le rôle de caisse de compensation ayant pour objectif d’amortir les variations des prix internationaux. Sous la tutelle du ministère de l’énergie, elle établit, théoriquement chaque trimestre, une structure de prix pour les carburants.

 

STRUCTURE DES COUTS ET PRIX  en DJF (au 11 Avril 2001)

 

ELEMENTS

SUPER

GAZOLE

 

P1. PRIX QUAI DJIBOUTI

- FOB de référence (moyenne mars 2001)

- FRET (17 USD / TM)

- Frais de PORT (1,5 USD / TM)

 

 

 

35,03

2,35

0,48

 

 

26,18

2,71

0,23

S/TOTAL

37,86

29,12

 

D2. DROITS ET TAXES

- TIC 33 %

- Surtaxe

- Redevance au 11/04/01

 

 

 

12,49

49,50

45 48

 

 

9,61

6,00

25,3

S/TOTAL

107,47

40,91

D

3 3. FRAIS DE STOCKAGE ET LIVRAISON

- Perte d’exploitation

- Salaires du personnel

- Intérêts de stockage

- Frais de gestion / distribution

- Amortissement / entretien

- Transport / livraison

 

 

0,2

7,49

0,52

3,71

5,22

1,76

 

 

0,04

2,14

0,39

3,71

1,62

1,76

 

S/TOTAL

18,9

9,66

 

- Marge importateur

- Prix de gros structurel

- Ajustement sur redevance

- Prix de gros après SIH

- Marge revendeur (détaillant)

 

 

4,75

168,98

0

168,98

7,02

 

 

3,44

83,13

0

83,13

4,87

 

 

Prix maxi au détail

 

 

176

 

88

Source : Direction des Recettes du Ministère des Finances

 

4.  La concurrence

- On peut dire qu’il n’existe pas une concurrence au niveau des prix des carburants puisqu’ils sont fixés par la SIHD. Il est difficile pour les exploitants d’engager seuls une politique commerciale, dans ce contexte de prix administrés et de dépendance des marques.

- D'autre part, les opérations de promotion et de fidélisation de la part des compagnies sont rares. Les sociétés pétrolières  vivent sur une quasi entente, un partage du marché qui leur convient, ce qui ne les pousse pas à une politique commerciale agressive.

- Ce qui fait la réussite ou l’échec de l'exploitation d'une station service dépend principalement des  facteurs géographiques, c’est à dire :

            - la localisation de la station

            - et sa zone de chalandise

 

 III. LES MOYENS DE PRODUCTION

A) Les ressources humaines

On peut distinguer différentes fonctions pour l’exploitation des stations selon le type des stations :

- Type A : comprend un agent de bureau et deux pompistes

- Type B : il faut ajouter à l’effectif A ; un pompiste et deux employés

- Type C : il faut compléter les précédents effectifs de deux pompistes et un employé de piste

 

Le recrutement est appliqué au niveau des employés c’est à dire pompistes, agent de bureau etc.…Un diplôme et une expérience sont demandés au niveau de l’agent de bureau. Mais pour les autres une expérience est seulement demandée.

 

B) Locaux et équipements

Il existe différents standards d'installations de stations-service, appelés ici A, B et C par ordre d'importance d'investissement.

 

Génie Civil et Auvent

Type station

Fourchette de surface

(en m2)

Montant investissement (en DJF)

Durée amortissement (en année)

A

50/100

20 000 000

20

B

100/300

40 000 000

20

C

300/600

60 000 000

20

 

Equipement de stockage

Type station

Equipement

Montant investissement (en DJF)

Durée amortissement (en année)

A

2 cuves 5 M3

4 200 000

10

B

2 cuves 20 M3

6 000 000

10

C

2 cuves 20 M3

6 000 000

10

 

Equipement de distribution

Type station

Equipement

Montant investissement (en DJF)

Durée amortissement (en année)

A

3 pompes

5 100 000

5

B

5 pompes

8 500 000

5

C

6 pompes

10 200 000

5

 

Autres équipements d’exploitation et entretien

Type station

Equipement

Montant investissement (en DJF)

Durée amortissement (en année)

A, B et C

- bureau + climatiseur

- compresseur

- démonte pneu

500 000

1 800 000

2 300 000

5

 

IV. EXPLOITATION

A) Chiffres d’affaires

Comme nous avons déjà mentionné auparavant que le C.A dépend de la localisation de la station et de la zone dechalandise. Voici les niveaux moyens de chiffres d'affaires par type de station :

 

Type station

Chiffre d'affaires annuel (en DJF)

A

64 000 000

B

190 000 000

C

290 000 000

 

 

B) Les charges

 CHARGES ANNUELLES (EN DJF)

 

 

Type station

Charges

 

A

 

 

B

 

 

C

 

Loyer

600 000

1200 000

1800 000

Charges de personnel (+ OPS)

2000 000

4000 000

6000 000

Patente

256 800

395 900

535 000

Électricité

500 000

900 000

1400 000

Eau

100 000

400 000

600 000

Téléphone

250 000

400 000

600 000

Frais généraux, entretien

100 000

200 000

300 000

Assurance

100 000

150 000

200 000

Redevance exploit.

360 000

480 000

600 000

Amortissements

3 050 000

6 050 000

9 100 000

Patente

513 600

1 166 300

1 690 600

Ordures ménagères

64 800

172 800

259 200

Impôt revenu (BIC)

399 875

3 021 438

5 065 000

Impôt foncier

302 400

806 400

1 209 600

  

V. REGLEMENTATION

Outre la réglementation générale (comptabilité, fiscalité), le secteur possède une réglementation spécifique.

 

A) Déclaration

- Loyer : dans le réseau officiel, la société demande la plupart des cas à l’exploitant, une caution bancaire de l’ordre de 2 000 000 FD.

- Contrat : dans le réseau organique il y a une signature de deux contrats : l’un pour la localisation et l’autre pour l’exploitation de la station service

 

B) Sécurité

Compte tenu du caractère dangereux des produits, des normes sont imposées dans la profession, concernant les cuves et les conditions de sécurité du stockage du carburant. Le risque d'explosion est grand, il est donc strictement interdit de fumer dans une station-service.

 

C) Fiscalité

- Pour l’importateur

                                        SURTAXE SUR PRODUITS PETROLIERS

 

CHAMP APPLICATION

BASE ET TAUX

Supercarburant

49,50 FD + redevance de 32,13 FD/litre

Gazole

6 FD + redevance de 18,23 FD/litre

Pétrole lampant

7 FD/litre

Carburéacteur

redevance de 5 FD/litre

Huiles lubrifiantes

100 FD/kg

mise à jour : janvier 2001

 

- Pour le distributeur

La patente est payable chaque année à l’antenne des contributions directes. Elle se calcule ainsi pour les stations-service "assurant uniquement l'entretien courant des véhicules ou engins motorisés":

 

DROIT FIXE

DROIT PROPORTIONNEL

(à la valeur locative)

Taxes déterminées

Taxes

variables

Locaux commerciaux

Entrepôts

Locaux

ndustriels

80 000 DJF

10 000 DJF

par appareil distributeur

20 %

15 %

10 %

 

L'activité « garage » est classée au groupe 7, avec un droit fixe de 120 000 DJF et des droits proportionnels de même montant.

 

 VI. LE MILIEU PROFESSIONNEL

A) Tutelle :

L’Etablissement  Public des Hydrocarbures (EPH) a été dissous en 1999 et remplacé par la Société Internationale des hydrocarbures de Djibouti (SIDH).

La mission d’EPH  était de jouer le rôle de caisse de stabilisation ou de péréquation. Le rôle de la SIDH serait davantage de faire jouer la concurrence pour approvisionner à un prix plus faible le marché local et régional.

 

B) Formation

La formation est quasiment absente dans les stations services. Total a effectué une étude de formation pour ses personnels.

 

CONCLUSION

On peut à l’issue de cette étude donner les conseils suivants :

 

- Choisir une station-service en pleine propriété : plutôt que la location, ce qui encouragera les investissements, réduira les charges et la dépendance des grandes compagnies pétrolières et améliorera à terme la rentabilité de l'affaire.

 

- Etudier son implantation : il existe encore des zones non desservies ou moins bien desservies, où la concurrence est moins forte. Notamment, le regain de trafic routier vers l'Ethiopie n'a pas été accompagné d'initiatives des compagnies pétrolières en matière d'installations de stations spécifiques et adaptées aux grands poids lourds, qui il est vrai font le plein dans l’enceinte du port ou en Ethiopie.

 

- Développer les activités : Une station-service est un lieu où s’arrête un véhicule, son chauffeur et éventuellement ses passagers. Il faut donc diversifier l’offre et les centres de profits de façon à satisfaire des besoins qui le sont  insuffisamment aujourd’hui. Outre les carburants, il y a les produits lubrifiants, mais aussi les services annexes comme le lavage, l’entretien, la vidange..., ainsi que d'autres commerces possibles centrés sur les véhicules (pneus, accessoires auto) ou sur le chauffeur et ses passagers (alimentation, boissons...).

 

Cette étude a été réalisée avec la collaboration de

Wafer Abdourahman Ahmed et Wissam Ahmed Ali