PÔLE
UNIVERSITAIRE
DE DJIBOUTI
Établissement
d'Enseignement Supérieur
___________________________________________________________________________________
INSTITUT
SUPERIEUR
DES AFFAIRES DE DJIBOUTI
Collection
"Études de métiers"
T i s s u
- SOMMAIRE -
|
I.
DEFINITION DE LA PROFESSION
................................................ A)
Activités B)
Aptitudes II.
LE MARCHE
.................................................................................. A)
La demande 1.
Caractéristiques 2.
Tendances de la consommation 3.
Typologie de la clientèle 4.
Variations saisonnières B)
L'offre 1.
Les entreprises 2.
Les prix III.
LES MOYENS DE PRODUCTION ................................................ A)
Ressources humaines B)
Équipements C)
les fournisseurs étrangers IV.
EXPLOITATION
........................................................................... A)
Chiffre d'affaires B)
Charges C)
Gestion V.
REGLEMENTATION
..................................................................... A)
Réglementation B)
Fiscalité VI.
LE MILIEU PROFESSIONNEL
..................................................... A)
Syndicat B)
Formation CONCLUSION
.................................................................................. |
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10 |
*************************
I DEFINITION DE LA PROFESSION
A)
Activités
Le
commerçant en tissus reçoit les clients dans son magasin, il les accueille,
les écoute et les aide à faire leur choix en présentant les produits qui
pourraient leur convenir. Il déballe plusieurs rouleaux de tissu pour une
meilleure démonstration. Il propose divers échantillons, coupe le tissu
choisi, en discute le prix et l’emballe dans un sachet.
Il s'occupe de la gestion des stocks en boutique et en réserve, de la passation des commandes de réapprovisionnement. Il veille à la bonne présentation des articles en vitrine ou en rayon.
On
distinguera ici deux types de tissus :
-
le tissu ordinaire, produit brut, vendu de façon classique au coupon par mètres.
Ce tissu est la matière première de la confection de vêtements, réalisés
par un tailleur.
-
le tissu traditionnel, produit déjà formé mais avec très peu de valeur ajoutée (fouta,
jupon, châle) et qui constitue déjà du prêt-à-porter.
La
vente de ces deux types de tissus présente des exigences semblables même si
chaque type de tissu a son propre marché, ses propres vendeurs, sa propre
argumentation.
B)
Aptitudes
Les
boutiques de tissus sont ouvertes le matin de 8 heures à 12 heures et le soir
de 16 heures jusqu’à 21 heures. Le vendeur de tissu fait des heures supplémentaires
en période de fêtes.
Présentation
soignée, disponibilité, sens de la négociation sont exigées pour ce métier
de contact. Le vendeur doit avoir le sens de la persuasion, de la diplomatie,
une bonne maîtrise nerveuse face aux exigences de la clientèle.
La
connaissance des langues nationales et du français constitue un atout pour
communiquer avec toutes sortes de clients
Il
doit avoir le goût de l’harmonie des formes et des couleurs pour pouvoir
donner des conseils. Il connaît également son produit, sa provenance, ses
qualités techniques, son assortiment.
II. LE MARCHE
A) La demande
1.
Caractéristiques
-
La vente de tissu est a priori destinée à tout le monde. Cependant pour des
raisons culturelles (goût de la mode, la beauté...), les femmes sont les
principales acheteuses et consommatrices des tissus. Elles achètent soit pour
elles mêmes, soit pour la famille; car elles ont la responsabilité du budget
habillement de la famille. Les achats sont aussi liés à diverses
manifestations religieuses (l'Aïd par exemple) ou familiales et sociales
(mariage, anniversaire…),
-
L’activité de vente de tissus est liée à cette du tailleur qui va ensuite réaliser
le vêtement souhaité. Ce système du "sur mesure" est de plus en
plus concurrencé par le système du "prêt à porter". De ce fait,
cette activité est en difficulté ce qui crée une pression sur les prix car la
demande a plutôt tendance à baisser.
Dans
ces conditions, avec cette concurrence très vive, les clients ne sont pas fidèles
à un seul magasin comme il était de tradition.
2. Tendances de la consommation
TEXTILES
(en valeur : millions de DJF)
|
1990 |
1991 |
1992 |
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
1999 |
|
3
759 |
4
465 |
3
285 |
3
649 |
3
246 |
2
908 |
2
208 |
1
518 |
966 |
1
102 |
dont
vêtements et accessoires
|
850 |
1
265 |
1
169 |
1
189 |
1
449 |
1
240 |
816 |
720 |
533 |
643 |
dont
friperie
|
869 |
1
292 |
862 |
887 |
815 |
630 |
590 |
204 |
89 |
122 |
source
: DINAS site web
Tissus
non confectionnés (en volume : en tonnes)
|
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
|
2
811 |
2
807 |
1
543 |
1
609 |
1
729 |
1
742 |
source
: statistiques portuaires
Ces
chiffres mettent en évidence une diminution globale du marché du textile à
Djibouti dans tous ses compartiments durant la dernière décennie, avec une légère
reprise récemment. Mais on peut se demander si cette évolution est réelle et
si elle en met pas en évidence un développement parallèle des réseaux
informels échappant à l'impôt et au recensement statistique.
3.
Typologie de la clientèle
Les
magasins de tissus accueillent plusieurs types de clientèle, que l'on peut
classer en fonction de leurs origines (Djiboutienne, Somalienne , Éthiopienne,
Yéménite, Française…) et de leurs goûts, leurs styles.
a)
La clientèle nationale
-
Les femmes et certaines jeunes filles qui s’habillent de façon traditionnelle
(boubou - jupon). Ce type de clientèle se procure des tissus
traditionnels ; elle est en plein essor.
-
Les enfants et certaines étudiantes ou élèves qui s’habillent à l’européenne
en se procurant des tissus (jupe - chemise - pantalon).
Cette
clientèle locale achète les tissus plutôt occasionnellement (Aïd, fêtes,
ramadan, rentrée scolaire…).
A
cette clientèle privée, il faut ajouter une clientèle potentielle publique :
les entreprises et organisations (armées, clubs sportifs…) qui ont besoin de
tenues professionnelles et uniformes. Celles-ci négocient directement en aval
avec des tailleurs alors que le marché pourrait être capté par un vendeur de
tissus.
b)
La clientèle étrangère
Il
s'agit des étrangers résidents plutôt que des touristes car ils vont ensuite
porter leur tissu chez un tailleur, système qui a disparu en Europe et dont ils
entendent profiter. Leur consommation est plus régulière et leur budget plus
conséquent.
4.
Variations saisonnières
L’activité
de vente de tissus augmente au moment de :
-
le ramadan, l’Aïd,
-
la rentrée scolaire,
Le
jeudi est un jour de vente favorable du fait de la disponibilité des clients et
de la sortie de nouveautés (par exemple, les nouveaux boubous kanébo).
Inversement,
l’activité de vente de tissus diminue pendant l’été et les mois qui
suivent la rentrée scolaire ou les Aïd.
B)
L'offre
1.
Les entreprises
On
peut distinguer les vendeurs installés des vendeurs du secteur informel qui opèrent
leur commerce sans locaux.
a)
Les vendeurs installés
D’après
le registre des patentes, il y avait 235 entreprises en 1992 et 205 en 1999 au
chapitre articles d’habillement, sans distinction entre vente de tissu, fripe
ou prê-à-porter. Les vendeurs de tissu sont installés principalement au
centre-ville commercial et à la rue des Mouches
où l'on a recensé 22 magasins.
Voici
la liste des principaux magasins du centre-ville qui est aussi le quartier où
sont installés la plupart des tailleurs.
|
ENTREPRISES |
LOCALISATION
|
N°
TEL |
|
Ets
Abdallah Abdoulatif Chamsan |
rue
de Paris |
35
32 16 |
|
Ets
Abdoulwassi Mohamed Haïdar |
rue
de Paris |
35
35 32 |
|
Ets
Ahmed Chamsam |
rue
Soleillet |
35
23 08 |
|
Ets
Ahmed Mohamed Abdillahi |
rue
de Verdun |
35
61 12 |
|
Ets
Kasim Ali Mohamed |
rue
de paris |
35
20 83 |
|
Ets
Khaled Mohamed Ahmed |
quartier
1, avenue 6 |
35
09 70 |
|
Ets
Natwarlal Keshavlal |
rue
de Verdun |
35
05 33 |
|
Ets
Saïd Mohamed Fadal |
rue
Soleillet |
35
18 81 |
|
Ets
Taha Ahmed Awad |
rue
Soleillet |
35
19 17 |
|
Ets
Taher Aïd Seif |
rue
de Paris |
35
20 03 |
Notons
que quasiment tous les gérants de ces entreprises sont de nationalité ou
origine yéménite (sauf les 2 boutiques de tissus du quartier 6 qui sont gérés
par des Djiboutiens).
b)
Le secteur informel
·
Les
charcharis : Ces
femmes commerçantes importent des tissus traditionnels (boubou, châle, jupon)
de Dubaï, du Yémen ou d'Inde. Elles jouent le rôle de grossiste et par conséquent
vendent aux magasins de tissus qui revendent la marchandise au détail.
·
Les
baadlés
: Ce sont des hommes qui vendent leur tissu (boubou - jupon - fouta) sur des
brouettes qu'ils aménagent en étal. Ils achètent leur tissu dans les
boutiques de gros et les revendent au détail.
2.
Les prix
Les
vendeurs de tissus ne vendent pas tous exactement au même prix. Ce dernier peut
dépendre d'éléments subjectifs : qualité, dessin, nouveauté (par exemple,
le prix des boubous de marque kanébo diminue après 2 semaines de vente de 5
000 à 3 500 DJF).
PRIX
DES TISSUS ORDINAIRES (en DJF par mètre)
|
TERGAL
MADE IN JAPAN |
1500 |
|
TERGAL
COTON UNI |
1200
|
|
TERGAL
LEGER FIN TRES LARGE |
1000
|
|
TERGAL
UNI |
1000
|
|
COTON
RAYE |
600
|
|
COTON
FLEURIS PETITE LARGEUR |
700
|
|
COTON
A FIL DE FER |
600
|
|
COTON
TERS FINE UNI PETITE LARGEUR |
600
|
|
TISSU
UNI POUR ROBES |
700
|
|
VOILE
FIN UNI |
500
|
|
VOILE
TRES FIN FLEURI PETITE LARGEUR |
600
|
|
VOILE
TRES FIN FLEURI GRANDE LARGEUR |
800
|
|
TISSU
CARMADE UNI GRANDE LARGEUR |
900
|
|
TISSU
FLEURI GRANDE LARGEUR |
900
|
|
CREPE
FLEURI GRANDE LARGEUR |
800
|
|
CREPE
FLEURI PETITE LARGEUR |
700
|
|
CREPE
UNI PETITE LARGEUR |
700
|
|
TISSU
INDIEN |
700
|
|
SOIE
FLEURIE HINDOU |
700
|
|
TISSU
FIN FLEURI GRANDE LARGEUR |
800
|
|
VOILE
DE COTON FLEURI |
400
|
|
TISSU
FIN SOIREES PETITE LARGEUR |
1600
|
|
TISSU
SOIREES PETITE LARGEUR |
1500 |
|
|
|
|
TISSU
DE RIDEAUX A CAGE LARGEUR 3 METRES |
1800
|
|
TISSU
DES RIDEAUX FLEURIS LARGEUR 3 METRES |
3000
|
|
COIN
DES PORTES DE RIDEAUX EN FER |
300
|
|
CROCHAGE
DES RIDEAUX EN FER |
500
|
|
RUBAN
DES RIDEAUX |
300
|
|
COUVRE
-FER DES RIDEAUX |
150
|
PRIX
DES TISSUS TRADITIONNELS (en DJF par mètre)
|
BOUBOU Polyester
opu licha Kanébo
ou coton Anglais India Mafatlal |
de
500 à 900 de
5 000 à 6 000 2
500 de
1 000 à 2 000 de
2 000 à 2 500 |
|
CHALE Suisse Anglais Licha |
de
1 200 à 4 500 2
000 1
300 |
|
JUPON Jupon Fouta
brillant |
1
500 3
500 |
III.
LES MOYENS DE PRODUCTION
A)
les ressources humaines
Outre
le patron, le personnel d'une boutique de tissus se compose en général de :
-
un ou plusieurs vendeurs : ils ont
souvent la double nationalité (djiboutienne et yéménite). Ils doivent savoir
être accueillants, gais, présents, parler les langues du pays et savoir présenter
les modèles aux clients. Salaire mensuel : 25 à 60 000 DJF selon la
taille de l’entreprise et le supplément des jours de fête.
-
le comptable : à la fin de chaque
journée, il fait le point sur les recettes. Il gère la comptabilité (paye du
personnel, achats...). Salaire mensuel : 100 000 DJF
-
le gardien : pour les plus grands
magasins. Il est chargé de la sécurité et d'éloigner la mendicité. Salaire
mensuel : 15 à 20 000 DJF.
Il
s'agit d'entreprises familiales, qui emploient donc des membres de la famille
pour des raisons de coût et de confiance. L'apprentissage se fait sur le tas.
B)
Les équipements
La
majorité des vendeurs de tissus ne sont pas propriétaires de leur magasin, ils
payent donc un loyer. Les immobilisations nécessaires concernent l'aménagement
de la boutique :
-
étagères (de 8 à 10 m)
-
comptoir (de 3 à 5 m)
plus
du petit matériel indispensable :
-
paires de ciseaux
-
mêtres (de 1 à 5 m)
-
calculatrice
C)
Les fournisseurs étrangers
Les
statistiques du commerce extérieur montrent que sur la dernière décennie, les
circuits d'importation ont nettement changé d'origine, passant des pays européens
aux pays asiatiques et aux pays du Moyen-Orient (émirats arabes, Dubaï). Ceci
explique que la diminution en valeur des importations sur la décennie 90 soit
plus forte que la diminution en volume, car les prix sont moins élevés dans
ces pays.
ORIGINE
DES TISSUS
|
DUBAÏ |
TISSU
ORDINAIRE : -
Soie -
Tergal - Tissu coton imprimé |
|
YEMEN |
TISSU
ORDINAIRE : - tissu coton imprimé |
|
COREE
DU SUD |
TISSU ORDINAIRE : -
fibres synthétiques -
soie -
tissu coton imprimé -
crêpe - voile |
|
SINGAPOUR |
TISSU
ORDINAIRE : - fibres synthétiques |
|
THAÏLANDE |
TISSU
ORDINAIRE : -
tissu coton imprimé - fibres synthétiques |
|
PAKISTAN
|
TISSU ORDINAIRE : -
fibres synthétiques |
|
INDE |
TISSU
ORDINAIRE -
châle -
écharpes -
foulard -
voiles -
tissus de coton imprimé TISSU
TRADITIONNEL -
kanebo -
maftlall -
licha -
fouta -
châle (suisse, anglais, licha ) |
|
INDONESIE |
TISSU
ORDINAIRE : -
tissu coton imprimé |
IV.
EXPLOITATION
A)
Chiffre d'affaires
Pour
évaluer les chiffre d’affaires, une approximation peut-être faite à partir
du nombre de clients par jour et de la dépense moyenne de ces clients.
-
Nombre de clients par jours : environ 25 à 60 personnes
-
Dépense moyenne du client : 3 000 à 30 000 DJF
Le
chiffre d’affaires des vendeurs installés est donc très variable, selon la
taille de la boutique et la fréquentation de la clientèle.
Pour
les tissus traditionnels vendus par les charcharis et les boutiques comme le châles,
les boubous le chiffre d’affaires
est de 100 000 DJF pour un mois sans jours de fête.
Pour
les baadlès qui vendent les boubous et les jupons les moins chers, leur chiffre
d’affaires par mois minimal (sans jours de fête) est de 60 000 DJF.
B)
Charges
-
achats des tissus
-
frais de transport des marchandises
-
charges de personnel
-
électricité : 30 000FDJ/Mois
-
patente : voir ci-après fiscalité
-
loyer : 50 000 à 70 000FDJ/Mois
-
Autres frais généraux : eau, nettoyage (magasin + stock)
C)
Gestion
-
Seuil de rentabilité :
Le taux de marge brute (marge sur achats/ chiffre d’affaires), d’après les
contributions directes, est de l’ordre de 50 %. Ainsi, une petite boutique de
tissu, avec des charges fixes de 300 000 DJF par mois, doit réaliser au minimum
un chiffre d’affaires de 900 000 DJF par mois pour commencer à faire des bénéfices
( soit 36 000 DJF pendant 25 jours).
-
Trésorerie :
Le problème du financement d'une entreprise de tissu tient non pas au
financement des investissements qui sont modestes, mais à celui du stock moyen,
qui nécessite un fonds de roulement de l'ordre de 500 000 à 1 million DJF.
V. REGLEMENTATION
A)
Réglementation
Il
n’y a pas de réglementation spécifique à ce type d’activité, le produit
étant ni dangereux, ni périssable.
B)
Fiscalité
-
Si le commerçant est importateur, il doit payer la patente d’importateur. Par
exemple, pour un chiffre d’affaires de 0 à dix million de tissus importés
une patente d’un montant de : 150 000 f + 1.2% du chiffre d’affaire +
20% du proportionnel (budget national) + 7% pour la chambre de commerce (CICID)
.
-
La patente pour un commerce de tissus « communs ou confectionnés »
est définie par l’administration fiscale en classe 7, c’est à dire un
droit fixe de 120 000 DJF, auquel il faut ajouter le droit proportionnel de
15 % de la valeur locative de la boutique (plus les 7% pour la CICID).
-
Les charcharis elles payent l’IGS (impôt général de la solidarité) une
fois pour toute + patente 15% du
chiffre d’affaires payé au port.
VI.
LE MILIEU PROFESSIONNEL
A)
Syndicat
Aucun
syndicat n’a été signalé pour les vendeurs malgré les problèmes auxquels
ils sont confrontés. Par exemple, les commerçants devraient avoir une pratique
commune devant les litiges avec les clients, qui font des réclamations souvent
injustifiées.
B)
Formation
Dans
ce système de commerce à caractère familial, les vendeurs ont appris ce métier
de leurs parents par apprentissage sur place. Il n’ont pas de formation à une
gestion moderne et ne peuvent ainsi envisager l’extension de leur affaire.
CONCLUSION
·
Les vendeurs de
tissus à Djibouti manquent en général de sens commercial pour améliorer leur
chiffres d’affaires. Leur approche traditionnelle du métier font que la
pratique n’évolue guère : les
boutiques n’ont pas de réelle vitrine pour mettre en valeur les produits et
appeler le client. Pas de publicité, de promotion pour doper les ventes.
·
Les vendeurs de
tissus pourraient davantage démarcher les gros clients que constituent les
diverses collectivités et s’associer éventuellement à des tailleurs pour
vendre des produits à plus forte valeur ajoutée.
·
Nous avons noté
la forte concentration dans le quartier commercial qui rend la
concurrence très vive alors que certains quartiers n'ont pas de magasins :
Balbala, Quartier 7, Quartier 7 bis, Quartier 6, Quartier 5 par exemple.
Cette
étude a été réalisée avec la collaboration de
Fathia Mahamoud Aden