REPUBLIQUE DE DJIBOUTI
PÔLE UNIVERSITAIRE DE DJIBOUTI
Établissement d'Enseignement Supérieur
_______________________________________________________________________________________
I
NSTITUT SUPERIEUR DES AFFAIRES DE DJIBOUTICollection "Études de métiers"
HÔTELLERIE
- SOMMAIRE -
|
I. DEFINITION DE LA PROFESSION ................................................
II. LE MARCHE ..................................................................................
III. LES MOYENS DE PRODUCTION ................................................
IV. EXPLOITATION ...........................................................................
V. REGLEMENTATION .....................................................................
VI. LE MILIEU PROFESSIONNEL .....................................................
CONCLUSION .................................................................................. |
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I. DEFINITION DE LA PROFESSION
A) ACTIVITES
L’hôtel est un établissement commercial qui offre des prestations d’hébergement à une clientèle de passage.
Il peut assurer aussi des prestations telles que bar et restauration ou d’autres services divers comme la mise à disposition de locaux de réunion avec matériel, des centres d'affaires, des boutiques, des équipements sportifs (piscine, tennis…), des activités d’animation à l’intérieur et à l’extérieur de l’hôtel.
A Djibouti, il existe deux principales formes d’hébergement :
Il s’agit des hôtels de tourisme que l’on peut classer selon des normes internationales ; le nombre d’étoiles est fonction de la surface, du nombre et du confort général des chambres (sanitaires, climatisation, services…), ainsi que de l'espace et du confort des parties communes.
On distingue dans cette catégorie :
- les indépendants : entreprises juridiquement et économiquement autonomes, souvent familiales. C’est le cas de la quasi-totalité des hôtels à Djibouti,
- les chaînes intégrées : hôtels exploités directement par un groupe hôtelier ou indirectement par le biais d’une franchise, de la concession de marque, d’un mandat de gestion… Seul le Sheraton Hotel fait partie de cette dernière catégorie.
Cette formule est surtout utilisée par les Djiboutiens, Somaliens et Ethiopiens qui, moyennant paiement, trouvent à se loger chez des particuliers à Djibouti.
Bien que la deuxième formule soit également marchande, nous nous intéresserons principalement dans cette étude à l’hôtellerie traditionnelle de tourisme.
B) APTITUDES
II. LE MARCHE
A) La demande
1. Habitudes de consommation
a) Fréquentation
A Djibouti, on remarque que les Djiboutiens n’ont pas l’habitude d’aller s’héberger dans des hôtels, pour des raisons économiques (le coût) et culturelles (accueil souvent dans la famille). La clientèle des hôtels sera donc majoritairement constituée de non résidents d’origine étrangère (européenne principalement).
b) Critères de séduction
La clientèle apprécie le confort de la chambre, l’hygiène, la restauration, l’accès à des services et des activités sportives. Citons encore le facteur humain : l’accueil et la compétence du personnel.
c) Fidélisation
La clientèle classée ci-dessous en fonction des motifs de voyage constitue un flux relativement régulier. La satisfaction entraîne souvent la fidélité, car le client aspire à se sentir chez lui, en terrain de connaissance. La recherche de repères peut être :
- de type international, avec des normes connues de service. C’est l’intérêt du classement des hôtels.
- de type ethnique : permettant de retrouver une ambiance familière (par exemple, l’hôtel de Djibouti est typé somalien).
d) Location de chambre
La pratique populaire est la formule informelle de logement chez l’habitant. Le besoin de cette clientèle souvent éthiopienne ou somalienne est basique, dépouillé de services superflus. Ce système est très usité dans les pays de la région durant les vacances estivales, car il coûte, bien sûr, moins cher que de séjourner dans un hôtel.
2. Typologie de la clientèle
Les types de clients peuvent être classés ainsi :
3. Variations saisonnières
On observe des variations saisonnières dans la fréquentation des hôtels. La clientèle "tourisme", pour des raisons climatiques est peu présente durant les mois les plus chauds. Quant à la clientèle " affaires ", elle est réduite en période de Ramadan. Il est donc nécessaire de s'assurer une clientèle variée pour assurer un taux minimum de remplissage.
Globalement, la période de Ramadan est peu favorable à l'hôtellerie.
B) L’offre
1. Les hôtels classiques
Nous nous limitons ici à l’étude des hôtels de tourisme à Djibouti-ville, dont voici la liste exhaustive, présentée par ordre de classement, c’est à dire selon le nombre décroissant d’étoiles.
|
CLASSEMENT |
DÉNOMINATION |
CONTACTS |
CAPACITÉ |
|
4 |
SHERATON HOTEL |
Plateau du serpent, BP 121 Tél : 252 35 04 05 Fax : 253 35 58 92 e.mail : sheraton@africa.com www.sheraton.com/Djibouti |
200 chambres |
|
3 |
ALIA |
Avenue Lyautey (plateau du serpent) BP 1887 Tél : 253 35 82 22 Fax : 253 35 86 88 e.mail : patdjb@intnet.dj |
20 chambres |
|
3 |
BELLEVUE |
Boulevard Bonhoure, BP1986 Tél : 253 35 80 88 Fax : 253 35 24 84 e.mail : rhbdj@hotmail.com |
30 chambres |
|
3 |
MENELIK |
Place du 27 juin, BP 1153 Tél : 253 35 11 77 Fax : 253 35 46 82 |
24 chambres |
|
3 |
PLEIN CIEL |
Avenue Cheikh Osman, BP 1869 Tél : 253 35 38 41 Fax : 35 68 57 |
43 chambres |
|
3 |
RESIDENCE DE L’EUROPE |
Place du 27 juin, BP 1986 Tél : 253 35 50 60 Fax : 253 35 61 08 e.mail : heurope@intnet.dj |
24 chambres |
|
2 |
ALI SABIEH |
Ave Georges Clémenceau, BP 2509 Tél : 253 35 32 64 Fax : 253 35 50 84 |
27 chambres |
|
2 |
HÔTEL DE DJIBOUTI |
Avenue treize, BP 6353 Tél : 253 35 64 15 Fax : 253 35 28 33 |
20 chambres |
|
NC |
DJIBOUTI PALACE |
BD de Gaulle, BP 166 I Tél : 253 35 09 82 Fax : 253 35 37 82 |
20 chambres |
|
NC |
DAR ES SALAM |
Rond Point d’Engueila BP 10091 DJIBOUTI Tél : 253 35 33 34 Fax : 253 35 12 22 |
20 chambres |
|
NC |
HORSEED |
Boulevard de Gaulle |
10 chambres |
|
NC |
BIENVENUE |
Quartier 1 |
10 chambres |
NC = non classé, n’affiche pas de classement
On constate que du point de vue répartition géographique dans la ville, l’emplacement des hôtels est très concentré dans le centre-ville commercial ou sur le Plateau du Serpent, quartier résidentiel proche des ambassades et du siège des organisations internationales.
2. Les prestations
Hormis le Sheraton Hotel, qui offre une palette complète de services (notamment une piscine), et dans une moindre mesure le Plein Ciel et la Résidence de l’Europe, les prestations diffèrent relativement peu selon les hôtels (classés ici par ordre alphabétique).
| Critères Hôtels |
Restau-rant |
Bar |
Salle de réunion |
Blanchis-serie |
Room service |
Business center |
Piscine |
Disco-thèque |
Casino |
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Alia |
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Bellevue en projet |
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Bienvenue |
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Dar Es Salam |
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Djibouti |
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Horseed |
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Ménélik |
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Palace Hôtel |
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Plein Ciel |
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Résidence deL’Europe |
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Sheraton |
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* uniquement pour les clients de l’hôtel
3. La concurrence
Le développement de l’hôtellerie a connu un bond considérable ces dix dernières années à Djibouti. De nouveaux hôtels se sont construits, essentiellement de catégorie trois étoiles et se situant dans le centre ville. C’est en effet un lieu idéal pour attirer la clientèle d’affaires qui représente une part importante (jusqu’à 80 % dans certains hôtels) : proximité des commerces, du siège des principales sociétés, des restaurants, cafés, etc.
Cette offre plus vaste provoque une situation de concurrence, en particulier pour la clientèle d’affaires. De ce fait, on remarque :
4. Les prix
Les prix des chambres (en DJF) sont présentés dans le tableau suivant :
|
HOTEL (+ Nbre étoiles) |
UNE PERSONNE |
DEUX PERSONNES |
SUITE |
PETIT DEJEUNER |
|
|
Ali Sabieh |
2 |
7 500 |
10 500 |
|
inclus |
|
Alia |
3 |
16 300 |
18 300 |
29 300 |
inclus |
|
Bellevue |
3 |
15 000 (vue/ville) 17 000 (vue/ mer |
17 000 (ville) 19 000 (mer) |
|
inclus |
|
Dar es Salam |
NC |
5 000 |
6 000 |
|
200/500 |
|
Djibouti |
2 |
5 000 |
7 000 |
|
350/700 |
|
Menelik |
3 |
10 500 |
14 500 |
|
inclus |
|
Palace hotel |
NC |
4 700 |
5 700 |
|
500 |
|
Plein Ciel |
3 |
14 300 |
16 300 |
|
A la carte (à partir de 1 000) |
|
Résidence Europe |
3 |
15 800 |
17 800 |
|
inclus |
|
Sheraton |
4 |
30.000 (rénov) 20.000 (non rénov) |
35.000 rénov) 24.000 (non rénov) |
Junior : 60.000 Présidentielle : 195.000 |
Buffet inclus |
Toutefois les prix se négocient pour la clientèle d’affaires (entreprises privées, organismes internationaux et ambassades) et pour la clientèle tourisme (groupes). Ces avantages tarifaires permettent de fidéliser ces clientèles.
5. La communication
a) Sur le plan national
b) Sur le plan international :
III. LES MOYENS DE PRODUCTION
A) Les ressources humaines
1. Organisation
On distingue différentes catégories de personnel : personnel de gestion, personnel de réception, personnel des étages, personnel de restaurant, personnel de cuisine (voir tableau ci-dessous)…. Les apprentis, les stagiaires et les extras permettent une certaine souplesse dans la gestion du personnel.
REPARTITION DES DIFFERENTS SERVICES
|
Critères
Hôtels |
Récep-tion |
Héber-gement |
Service commercial |
Restaurant Bar |
Service d’entretien |
Service financier |
Relations publiques |
Service des ressources humaines |
Blanchis-serie |
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ALIA |
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BELLEVUE |
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BIENVENUE |
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DAR ES SALAM |
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DJIBOUTI |
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HORSEED |
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MENELIK |
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PALACE HOTEL |
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PLEIN CIEL |
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SHERATON |
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RESIDENCE EUROPE |
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2. Effectifs
L’effectif moyen dépend en principe de la catégorie (1 étoile : 1 pers./10 chambres, 2 étoiles : 1 pers./4 chambres, 3 étoiles : 1 pers./2 chambres, 4 étoiles : 0,75 à 1 pers./chambre). Ces ratios sont dépassés à Djibouti, la moyenne des salariés se situe entre 20 et 40 employés pour des hôtels de 20 à 30 chambres, sauf pour le Sheraton qui emploie plus de 150 salariés. Seuls les salariés du Sheraton ont un syndicat, créé en 1999 ; la cotisation mensuelle est de 1000 à 1500 DJF selon la catégorie de personnel.
3. Caractéristiques du métier
Un hôtel est toujours ouvert, 24 heures sur 24, ce qui implique des temps de présence importants. La convention collective des hôteliers et restaurateurs (qui date du 15 avril 1952) prévoit un horaire de travail de 45 heures par semaine pour le personnel de cuisine et de 50 heures pour les autres.
Autre conséquence : les avantages en nature (logement, repas).
B) Les investissements
1. Locaux
L’investissement en immobilier est très lourd et le retour sur investissement n’intervient pas en moyenne avant 10 ans. Au corps des chambres proprement dit et des locaux de service, il faut souvent ajouter un restaurant (et donc une cuisine) et un bar qui accentuent la rentabilité et la convivialité de l’hôtel. (En option, un parking, une salle de réunion, une piscine, une blanchisserie).
2. Équipements nécessaires
3. Les hôtels de la place
Le tableau page suivante décrit les équipements des chambres offerts à la clientèle dans les hôtels de Djibouti.
Notons deux hôtels qui mettent à la disposition du client une cuisinette équipée, soit intégrée dans la chambre (Europe), soit indépendante (Bellevue).
EQUIPEMENT DES CHAMBRES
|
Critères
Hôtels |
Air conditionné |
Télévision |
Téléphone dans la chambre |
Lit à une place |
Lit à 2 places |
Deux lits |
Bureau et chaises |
Table |
Meubles de rangement |
Canapés et fauteuils |
Frigo |
Salle de bain |
Cuisinette |
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Alia |
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Bellevue |
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Bienvenue |
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Dar Es Salam |
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Djibouti |
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Horseed |
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Ménélik |
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Palace Hôtel |
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Plein Ciel |
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Résidence de L’Europe |
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Sheraton |
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IV. EXPLOITATION
A) Chiffre d’affaires
En principe, le taux d’occupation d’un hôtel 2 ou 3 étoiles pour parvenir au seuil de rentabilité est de 60 à 65 % sur 365 jours.
Comme le montre le tableau suivant, les taux de remplissage des chambres à Djibouti varient en fonction de la classe de l’hôtel, de la saisonnalité ou encore d’autres facteurs liés à des événements internationaux.
|
Hôtels |
Taux de remplissage |
Particularités |
|
Hôtel 2 étoiles |
environ 45 % |
Ces hôtels ne connaissent pas vraiment de variations saisonnières. |
|
Hôtel 3 étoiles |
environ 75 % |
Ces hôtels observent une saison basse (entre Juin et Septembre) et une saison haute. Prix saisonniers. Ralentissement en période de Ramadan. |
|
Hôtel 4 étoiles |
environ 60 % |
Idem. Taux de remplissage très lié aux manifestations internationales. |
Remarquons que pour certains hôtels du centre-ville, le "day use" (la location de chambre pendant le jour), n'est pas négligeable.
Observons aussi qu'à équipements égaux, les hôtels n’enregistrent pas le même chiffre d’affaires, ce qui met en évidence l’importance de la politique commerciale suivie.
B) Charges
Selon notre enquête, les charges principales se répartissent ainsi, en moyenne :
|
Electricité, eau |
Fournitures, matières |
Entretien, réparations |
Charges de personnel |
Charges fiscales |
|
45 % |
13 % |
7 % |
30 % |
5 % |
Climatisation, réfrigération (et donc l’électricité) pèsent lourdement dans les charges hôtelières à Djibouti.
C) Gestion
1. Facturation
2. Réservation
V. REGLEMENTATION
A) Particularités
Le décret N° 80050/PR/MI du 14/05/80 réglemente l’exploitation des hôtels et garnis.
1. L’exploitant
Il ne doit pas avoir été condamné pour crime de droit commun ou pour délit de proxénétisme (un extrait de casier judiciaire est demandé pour la déclaration d’ouverture).
2. Déclaration d’ouverture
Pour construire un hôtel, il faut avoir une autorisation du ministère de l’urbanisme.
L’exploitation des hôtels est libre sous réserve de la déclaration prévue aux articles 125 et suivants du règlement d’hygiène et de voierie, et de se conformer aux obligations prévues par le code des Impôts. La déclaration doit comporter notamment un état précisant le nombre de chambres avec leurs dimensions et le nombre de lits.
3. Classement
A Djibouti, il n’existe pas de réglementation spécifique pour le classement des hôtels. De ce fait il n’existe aucun contrôle et les hôteliers s’accordent le classement de catégorie qu’ils estiment proche des normes françaises et internationales.
Il est évident qu’une réglementation djiboutienne inspirée des normes de l’hôtellerie internationale mise en place par l’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme) permettrait à l’ONTD (tutelle administrative de cette profession) un contrôle qui apporterait à Djibouti une réputation internationale de qualité et de sérieux dans ce domaine.
4. Responsabilité de l’hôtelier
Les hôteliers sont responsables des pertes et vols commis sur le parking ainsi qu’à l’intérieur de l’hôtel.
Une fiche de police est à faire remplir et signer par les étrangers (modèle officiel édité par l’Imprimerie Nationale). Le registre hôtelier est visé en principe une fois par mois par la Direction de la Police.
B) Fiscalité
1. Patente
Le droit fixe de la patente n’est pas forfaitairement défini par une classe, mais par rapport à la capacité de l’hôtel, tel que le montre le tableau ci-dessous :
|
CATEGORIE |
DROIT FIXE (DJF) |
DROIT PROPORTIONNEL (% valeur locative) |
||
|
Hôtel avec restaurant |
Taxes déterminées |
Taxes variables |
Locaux commerciaux |
Entrepôts |
|
- Par chambre climatisée - Par chambre non climatisée |
70 000 |
12 000 8 000 |
20 % |
15% |
2. Redevance à l’ONTD
Les hôtels payent une taxe de 300 DJF par chambre et par nuitée à l’ONTD. Les hôteliers ont tendance à l’inclure dans le prix de la chambre et de ne pas la faire apparaître sur la facture du client.
VI. LE MILIEU PROFESSIONNEL
A) Associations professionnelles
Il existe à Djibouti deux syndicats et une association concernant l’hôtellerie. En fait, un des syndicats vient d’être créé en 1999, tandis que l’autre existait depuis 1991. Ainsi, les recherches réalisées nous montrent que 60 % des hôteliers sont affiliés à ces syndicats, que 25% adhèrent à l’unique association hôtelière existant à la CICID et enfin que 15 % ne sont affiliés à aucun syndicat ou association.
Citons également dans ce chapitre l'Office National du Tourisme de Djibouti (ONTD), qui de par sa mission assure l’information et la promotion des hôtels de Djibouti en RDD et à l’étranger.
B) Formation
A Djibouti, il n’existe pas de formation spécifique aux métiers de l’hôtellerie.
- Le BTS Tourisme créé en 1997 au Lycée d’Etat de Djibouti a intégré dans son programme une formation de base à la réception, à la mercatique et à l’action commerciale.
- A part quelques directeurs d’hôtels et des chefs de service au Sheraton qui ont suivi une formation en écoles hôtelières en Europe ou ailleurs, le personnel est formé sur le tas à l’intérieur de chaque hôtel. Il est recruté localement, sans formation spécifique et sur des critères de qualité de communication et de maîtrise des langues étrangères (français, anglais, arabe).
Seul le Sheraton a mis récemment en place (mai 2000) un service de formation interne.
C) Bibliographie
- Ouvrir un hôtel indépendant ou franchisé, dossier guide DEFIS, 1995
- La création et la reprise d’une entreprise hôtelière et touristique, Christine Pagnon-Maudet, Ellipses 1998
CONCLUSION
Récemment, la capacité d’offre d’accueil touristique a augmenté à Djibouti, créant un climat de plus forte concurrence qui pousse les hôteliers existants à améliorer leur offre :
Cela signifie-t-il que le marché est saturé ? Oui peut-être aujourd’hui, mais le développement du tourisme (sous l’impulsion de l’ONTD conjointement avec les agences de voyages réceptives) et des affaires en général pourrait changer la donne actuelle à moyen terme.
Pour se lancer dans ce secteur, il ne faut pas seulement beaucoup de capitaux, du fait du coût de l'immobilier. En effet, la concurrence, les exigences de la clientèle font de l'hôtellerie un métier difficile et complexe. Les compétences nécessaires à la gestion d'un établissement ne peuvent s'acquérir que par une solide formation théorique et pratique et une réelle volonté de qualité d’accueil.
Cette étude a été réalisée avec la collaboration
De Aïcha Ahmed Saïd et Kafia Houssein etle financement de l'Office National du Tourisme de Djibouti.