La
situation climatique de Djibouti fortement aride, la poussée de la désertification
et la forte pression exercée sur les pâturages par l’élevage transhumant
ont fait que la contribution du secteur agricole est faible et estimée à
environ 3% du PIB.
Le
gouvernement de Djibouti avec l’aide financière des bailleurs de fonds a mis
en place un vaste programme de développement rural visant à promouvoir
l’agriculture en sédentarisant les éleveurs et en intensifiant l’élevage.
Ce programme a connu une essor remarquable.
Mais
le secteur présente des lacunes importantes dans la production des statistiques
agricoles qui permettrait la mesure et l’analyse de ses performances.
Le
ministère de l’agriculture et du développement rural qui a la charge de la production des statistiques agricoles
ne dispose d’aucune structure formelle attachée à cette fonction. Les opérations
statistiques sont organiquement conçues comme des sous produits des activités
techniques. Et structurellement la fonction statistique agricole n’existe pas
à l’exception d’un recensement agricole
réalisé en 1995 sur financement de la FAO.
Ce projet a permis de connaître les sites et les exploitations agricoles dans l’ensemble du pays, leurs structures selon certaines variables et les superficies cultivables. Ces données statistiques sont insérées dans les colonnes du présent annuaire. Par contre ce recensement n’a fourni aucune information sur l’élevage transhumant .
Les
seules observations précises pour l’élevage étaient celles saisies aux entrées
des animaux sur pieds dans les parcs et les abattages contrôlés. Ces sources
de données importantes ne sont plus disponibles depuis plusieurs années.
En
ce qui concerne la pêche, les mêmes lacunes que l’agriculture et l’élevage
sont observées dans la production des statistiques. Dans le cadre d’un
programme de développement de la pêche artisanale
financé par la coopération allemande (GTZ), un dispositif
d’observations des flux des captures a été prévu au niveau de cinq points
de débarquement des poissons avec la mise
en place de balances et d’agents contractuels formés à la collectes des données.
Ce dispositif n’a jamais fonctionné correctement. Après la privatisation de
l’ACPM, Les lacunes se sont accentués au point ou la Direction de la pêche
du Ministère de l’agriculture
n’a pu fournir aucune information statistique de la pêche.
Le
secteur primaire souffre du manque d’un dispositif de production des
statistiques et les raisons sont les lacunes institutionnelles et techniques
aggravées par les difficultés budgétaires de ces dernières années. Cette
situation déplorable rend vulnérable les prises des décisions en matière de
developpement du secteur. Et la Direction Nationale de la Statistique est en
train d'étudier les voies et moyens pour mettre en place un système de
collecte des statistiques agricoles ; cela nécessite cependant l'adhèsion sans
faille des départements concernés et l'aide des bailleurs de fonds.
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