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* La gestion des départs est caractérisée par un faible niveau de départs volontaires et par la
réticence des personnels retraitables à prendre effectivement leur retraite, ce qui crée des
effectifs en surnombre qui gonflent indûment la masse salariale de l’État. La quasi
impossibilité dans les faits de licencier, même les personnels conventionnés, contribue aussi à
ce phénomène ; cette impossibilité de licencier est due aux caractéristiques inhérentes au
cadre d’exercice du pouvoir politique.
* Le système de rémunération est marqué par l’absence d’harmonisation, par l’iniquité dans
l’attribution des avantages et par le fait que la performance n’est nullement prise en
considération.
 
Un des axes de la réforme proposée vise, sur la base de ce diagnostic, à doter l’Administration
de saines politiques en matière de gestion des ressources humaines et de systèmes de gestion
efficaces et efficients, le tout contribuant à opérationaliser le principe du mérite.
 
c) La gestion des ressources financières.
 
Les travaux de diagnostic montrent un système de préparation budgétaire aboutissant à des
budgets irréalistes. Cette situation trouve une partie de son explication dans les
caractéristiques du cadre d’exercice du pouvoir politique et dans d’autres causes de nature
plus administrative :
* Non prise en considération des années antérieures ;
* Absence de consultation des ministères ;
* Non-respect des besoins des ministères lorsqu’ils sont exprimés;
* Quasi-omnipotence du Ministère des finances ;
* Absence d’orientations socio-économiques ;
* Faible capacité nationale en matière de gestion des finances publiques.
 
L’exécution du budget donne lieu à une utilisation irrationnelle des fonds publics, le
diagnostic attribue cette dérive de la gestion publique aux caractéristiques du cadre
institutionnel qui génère une gestion opaque des comptes et induit la corruption. L’absence,
jusque là, d’une juridiction administrative spécialisée indépendante et l’inexistence de
mécanismes de contrôle contribuaient aussi à expliquer cette gabegie des ressources de l’État.
 
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